Les douleurs fantômes, Mélissa Da Costa

Les douleurs fantômes

Mélissa Da Costa

Editions Albin Michel

Quatrième de couverture

Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre formaient un groupe d’amis soudé jusqu’à ce qu’un drame les éloigne les uns des autres. C’est pourtant un appel au secours qui, cinq ans après, va à nouveau les réunir. Entre silences amers et regrets, ces retrouvailles vont raviver leurs douleurs fantômes et bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ? Un rendez-vous à la croisée des chemins qui leur prouvera qu’on peut se perdre de vue, mais pas de cœur… Et qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie et être heureux.

L’amour des autres, le goût du bonheur, la guérison des blessures passées : après le succès de Je revenais des autres, Melissa da Costa nous fait partager, avec délicatesse et sensibilité, une formidable histoire d’amitié et de vie.

Mon avis

Il y a cinq ans, Ambre, Rosalie, Gabriel, Tim et Anton formaient un groupe soudé. Ils s’étaient rencontrés à Arvieux, dans une station de ski où ils travaillaient comme saisonnier. Chacun avait aidé l’autre à grandir, à supporter des épreuves et ils avaient aussi beaucoup ri. Cette amitié, qui semblait indestructible, était contée dans Je revenais des autres (mon avis est ICI). Rien ne semblait pouvoir les séparer. Cela fait, pourtant, cinq ans qu’Ambre s’est éloignée : depuis le drame… Mais lorsqu’un matin, elle reçoit un appel à l’aide, elle n’hésite pas et se rend dans le village dans lequel tout a commencé.

Certains d’entre eux n’ont pas rompu complètement le contact, aussi les retrouvailles sont aisées, mais pour d’autres, la rancœur et la douleur dominent, même si les sentiments perdurent. La souffrance s’exprime d’abord par le silence, puis elle s’extériorise par des gestes et par des actes fous, qui donnent enfin la place aux mots. Je les aime tous, avec leurs peines et leurs joies. J’ai eu la sensation de retrouver des amis que je n’avais pas vus depuis longtemps : depuis cinq ans. J’avais envie de partager leur table, de les épauler, de les guider, de leur montrer ce qu’ils ne percevaient pas. Quelle émotion de ressentir que leurs liens sont indéfectibles, malgré l’absence, la perte, l’abnégation et la distance volontaire ou non. 

Dans le premier tome, ils étaient là les uns pour les autres. Dans celui-ci, ils sont, également, à un moment charnière de leur vie. Ils ont pris des directions différentes, mais leur cœur n’a pas tellement changé, même lorsque leurs attitudes veulent démontrer le contraire. Lorsqu’ils sont ensemble, malgré les disputes, les rancœurs, ils avancent. Ils se respectent, malgré leurs différences. Et surtout, ils s’aiment. Le passé, le présent et l’avenir se télescopent et offrent de multiples possibilités. Quel chemin prennent-ils ? Choisir, c’est renoncer. Quelles pertes sont supportables ? L’envol est facilité par ceux qui vous aiment. Les mots durs et les mots doux ont quelquefois le même impact et la même intention.

Cette lecture a été un moment suspendu, un mélange de tendresse, de peine, de bonheur et d’espoir. C’est une magnifique ode à l’amitié et à la vie, emplie d’humanité, de rire, de larmes et d’émotion. J’avais eu un coup de cœur pour Je revenais des autres. Peut-être est-ce l’effet des retrouvailles, mais mon coup de cœur a été encore plus grand pour Les douleurs fantômes.

Je remercie sincèrement Claire des Éditions Albin Michel pour ce service presse.

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