L’étrange locataire de Madame Eliot, Sylvie Baron

L’étrange locataire de Madame Eliot
Sylvie Baron
Editions de Borée
Collection Terre de Poche

Quatrième de couverture

Seule désormais avec sa fille, Madame Eliot se refuse à envisager de quitter «les Chênes», cette belle demeure où l’accompagnent tant de souvenirs de son bonheur perdu.
Elle devra se résoudre, bien à contrecœur, à la seule solution qui s’offre à elle : louer la Tour, bâtisse attenante à la maison et pouvant disposer d’un accès particulier.
Peut-elle imaginer qu’à compter de cette simple décision, elle se verra plongée dans un autre monde, rempli d’angoisse, avec cet étrange locataire qu’elle va choisir et ces trop nombreux accidents mortels qui vont désormais entourer son quotidien ?

Mon avis

Les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour Maud, cependant, elle ne veut pas vendre sa maison, dans laquelle sont nés ses enfants. Depuis deux ans, depuis l’accident, elle y vit seule avec Catherine, sa fille de dix ans, et refuse de quitter « Les Chênes ». Trop de souvenirs y sont rattachés. Il faut qu’elle prenne un locataire. Ce n’est pas une démarche facile, aussi, il doit correspondre à certains critères.

C’est Bernard, un historien, qui emménage dans la tourelle. Alors qu’il agace Maud, Catherine, qui rêve de chevaliers, s’attache très vite à l’homme érudit. Ce dernier s’est installé le jour de l’enterrement de madame Cédille, chez qui il devait habiter au départ. Puis, madame Frémi décède à son tour, victime d’une chute. Dans le village, les morts accidentelles se succèdent. Un évènement alerte Maud. Elle tente alors de prévenir les édiles, mais ils ont d’autres préoccupations et ils ne veulent pas attirer l’attention sur le village. En effet, un projet autoroutier divise la population. Sylvie Baron montre que les décisions municipales sont, parfois, soumises à la peur de perdre des subventions. Aussi, cette série de décès égratigne l’image de la commune. De plus, le projet de modernisation s’oppose à la sauvegarde du patrimoine et les défenseurs des deux camps s’opposent avec virulence.

En ce qui concerne les meurtres, l’auteure propose des pistes et nous fait douter de plusieurs personnes. Alternativement, nos doutes se dirigent vers l’une ou l’autre. Un détail attire notre attention, puis un autre nous emmène dans une autre direction. Même ce qui semble la vérité nous semble sujet à caution, nous sentons que l’auteure s’amuse avec nous : je me suis souvent dit que si elle me menait vers cette piste, c’est que je devais me méfier. Même lorsque mes certitudes paraissaient fondées, j’attendais la confirmation pour m’autoriser à y croire. Le meurtrier intervient, régulièrement, et montre que ses motivations ne permettent pas d’anticiper ses prochains actes. Ses propos sont glaçants et la tension monte au rythme de ses menaces.

J’ai beaucoup aimé L’étrange locataire de Madame Eliot et je remercie sincèrement Virginie des Éditions de Borée pour ce service presse.

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