Un coin de parapluie, Sylvie Baron

Un coin de parapluie

Sylvie Baron

Éditions Calmann-Lévy

Territoires

Quatrième de couverture

À Vic-sur-Cère dans le Cantal, la villa Médard en impose par son élégance, ses secrets bien gardés, ses vies forgées autour de l’industrie du parapluie et d’une femme d’affaires exceptionnelle, Hélène Vitarelle. Remarquable dirigeante, au tempérament violent et à l’amour exclusif, elle fait trembler le personnel, plier sa famille, courber les échines.

Son assassinat est un coup de tonnerre.

Tout accuse son gendre, Jacques Naucelle, qui se suicide en prison, signant ainsi l’aveu de sa culpabilité. La seule à être persuadée de son innocence est sa maîtresse, Nina.

La jeune femme ne voit qu’une personne capable de faire éclater la vérité : sa tante Joséfa. Bien que dubitative, celle-ci se laisse convaincre par sa nièce de se faire embaucher comme domestique dans la famille Vitarelle pour mener sa propre enquête. Fine mouche sous ses rondeurs avenantes, Joséfa va mettre à nu les rouages d’une diabolique machination.

Mon avis

Après avoir lu trois livres, que j’avais adorés, de Sylvie Baron, j’avais écrit que cette auteure était devenue une valeur sûre pour moi. Aussi, en cette période de confinement, son dernier roman était ce dont j’avais besoin.

Hélène Vitarelle est la dirigeante d’une entreprise renommée de l’industrie du parapluie. Cette femme d’affaires est connue pour son tempérament exigeant et autoritaire. Aussi, lorsqu’elle est assassinée, les suspects ne manquent pas. L’enquête est vite résolue, puisque tout accuse son gendre, Jacques. Ce dernier se suicide en prison, ce qui semble confirmer sa culpabilité.

Nina, sa maîtresse, pense qu’il est innocent. Déterminée à le prouver, elle convainc sa tante, Joséfa, de se faire embaucher, avec elle, par la famille Vitarelle. Les deux femmes mènent l’enquête, en s’appuyant sur les personnalités de l’entourage de la défunte. Cependant, elle n’avait pas anticipé le fait qu’elles allaient s’attacher à certains membres de la famille.

Celui qui a beaucoup touché Joséfa et qui m’a beaucoup émue est Frédéric. Il a dix ans et c’est le fils de Jacques, le meurtrier présumé. Il n’a plus de papa, sa grand-mère était très dure avec lui et sa maman, qui a toujours eu une personnalité fragile, est hospitalisée dans une clinique psychiatrique. Le petit garçon est livré à lui-même et n’a pas de loisirs de son âge. Grâce à Joséfa, il découvre l’innocence des jeux d’enfants, le plaisir de l’imagination ainsi que le pouvoir et la magie des mots. Une relation tendre se développe entre eux deux et j’ai aimé l’amour de la langue française, transmis par Sylvie Baron.

Dans ses romans, l’auteure met en valeur une profession. Dans celui-ci, elle dépeint l’industrie du parapluie. J’ai été passionnée par la découverte des corps de métier qui participent à la fabrication de cet objet et par les innovations dont il bénéficie. Je n’imaginais pas que ce domaine pouvait être aussi captivant.

Nina a un tempérament fougueux et passionné alors que sa tante est calme et posée. Toutes les deux ont beaucoup d’empathie, elles ont un grand cœur et elles sont extrêmement attachantes. Grâce à elles, la vérité sur la famille Vitarelle va éclater. Et sans leur ingéniosité, je ne l’aurais pas devinée : le dénouement est inattendu et excellent.

Conclusion

J’ai adoré Un coin de parapluie. Une fois encore, ce n’est pas la police qui mène l’enquête, ce sont des personnes dont ce n’est pas le métier, ce qui permet une identification forte avec elles. Elles utilisent leur intuition et leur intelligence pour découvrir la vérité. J’ai aimé découvrir une tradition que je ne connaissais pas : celle de l’industrie du parapluie, à Aurillac. J’ai, également, été émue par l’attention que Joséfa apporte à Frédéric, ce petit garçon délaissé. Enfin, en amoureuse des livres, je ne pouvais qu’être sensible à la poésie de l’auteure quand elle les évoque et à l’amour qu’elle porte aux mots.

Après la lecture de ce superbe roman, vous pourriez être pris d’une envie de ranger votre bibliothèque et de proposer, à certains de vos livres, de partir en escapade.

Je remercie sincèrement Adeline des Éditions Calmann-Lévy pour ce service presse.

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