Les prisonniers de la liberté, Luca Di Fulvio

Les prisonniers de la liberté
Luca di Fulvio
Éditions Slatkine & Cie

Quatrième de couverture

1913, trois jeunes gens embarquent pour l’Argentine. La rebelle Rosetta fuit son village italien. A la mort de ses parents, harcelée, elle n’a eu d’autre choix que d’abandonner sa ferme. Rocco, fier et fougueux jeune homme, laisse derrière lui sa Sicile natale. Il refuse de se soumettre à la Mafia locale. Raechel, petite juive russe, a vu sa famille décimée dans un pogrom. Elle n’emporte avec elle que le souvenir de son père. Le nouveau monde les réunira.

Après New York, Luca Di Fulvio nous emmène à Buenos Aires. Un parcours semé d’embuches, où amitié, amour et trahisons s’entremêlent… Un grand Di Fulvio.

Mon avis

Mon plus gros coup de cœur 2019

1912, Rosetta, Rocco et Raechel prennent le bateau pour l’Argentine. Ils ne se connaissent pas, mais rêvent tous les trois d’un nouveau monde et de liberté. Or, ils vont retrouver ce qu’ils fuient : la misère, la mafia, la prostitution, les viols, la corruption, etc. C’est dur, très dur.

Dans ce roman, de nombreux personnages se retrouvent liés pour le meilleur et pour le pire. Je vous aime tous, je n’ai pas de personnage préféré, hormis peut-être un faible pour un petit avorton. Et toi, Queridad, si courageuse, je te chéris. Toi aussi, la Mairesse des Femmes, qui se bat pour les autres femmes. Et toi, cher jeune homme qui fuit ton héritage. Je ne vais pas tous vous citer pour que les lecteurs vous découvrent, mais vous êtes à jamais dans mon cœur. Impossible d’oublier La fille sans nom, celle « qui est les yeux de ceux qui n’en ont pas. Celle qui regarde ce dont les autres détournent les yeux. » Et toi, Luca (Di Fulvio) qui es nos yeux, je t’aime pour toutes les émotions que tu nous donnes, ces regards que tu éclaires et que tu aides à ne pas se détourner. La meilleure armée est celle du cœur.

Luca Di Fulvio n’épargne aucun personnage. Certains destins sont cruels. J’ai lu le cœur étreint et la peur au ventre. Contrairement à ce que l’on pourrait s’attendre dans un roman dans lequel les valeurs humaines transpirent de la plume de l’auteur, les bons ne s’en sortent pas toujours et il y a des morts qui font plus mal que d’autres. J’ai lu Les Prisonniers de la liberté avec mon cœur et avec mes tripes, sans jamais savoir si j’allais pleurer ou être soulagée. La seule chose que je peux vous dire, c’est que les larmes étaient là à la fin. La raison en est que j’avais terminé cette merveille, ce que je ne voulais pas.

Comment retranscrire des émotions si fortes ? Elles sont tellement profondes, elles s’insèrent dans tous les sens, tous les organes, qu’il n’y a pas de mots. Seuls ceux qui le liront comprendront. C’est un magnifique pas de deux entre des scènes cruelles et dures et des scènes brillantes de lumière et d’espoir, et entre des personnages abjects et des êtres admirables. C’est un tango pour la liberté : la sienne et celle des autres. N’ayez pas peur du nombre de pages, ce sera toujours trop court.

Au-delà du coup de cœur, Les prisonniers de la liberté rejoint Le gang des rêves dans mon panthéon littéraire.

Vive les Bocas.

Je remercie sincèrement Marion des Éditions Slatkine et Cie qui m’a offert la possibilité de lire ce roman époustouflant en avant-première.

Du même auteur

Le gang des rêves

Le soleil des rebelles

3 commentaires

    1. Coucou ma complice,

      La magie de Luca fait encore des merveilles.🤩

      J’ai hâte de lire ton retour. 😍 Je suis sûre qu’il sera tout en émotions.

      Bisous.😘

      J'aime

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