Perlou, Chérif Zananiri

Perlou
Chérif Zananiri
Editions Marivole

Quatrième de couverture

Arthur est un garçon d’une dizaine d’années (en 1885) qui pousse comme l’herbe folle à Montmartre, au pied de la basilique en construction. Entre courses endiablées dans la cour de sa maison et parties d’osselets, il croise les pas de son voisin Perlou, la soixantaine et noir de peau, qui, progressivement, l’aidera à grandir. Une amitié, mêlée de respect et d’affection, naîtra entre eux, se développera et permettra au garçon de se doter de règles de vie qui le conduiront jusqu’au don ultime en 1942.
Si on suit les pas d’Arthur de 1885 à 1889, on n’oublie pas les événements majeurs qui se sont déroulés à Paris à cette époque : la construction du Sacré-Cœur, l’enterrement de Victor Hugo, la préparation de l’Exposition Universelle, l’édification de la Tour Eiffel à laquelle il participe…

Mon avis

Arthur a une dizaine d’années. Sa mère est couturière et travaille beaucoup. Son père est allumeur de réverbères et boit beaucoup. Une grande amitié lie le petit garçon à un de ses voisins : Perlou, un homme noir d’une soixantaine d’années. Cet homme est un guide pour Arthur. Il lui transmet des valeurs importantes telles que le respect de l’autre, la tolérance, l’empathie, etc. Il lui parle de certaines de ses expériences de vie, avec pudeur. Arthur ne comprend pas tout, mais les messages restent ancrés en lui. L’enfant confie ses premières amitiés, les premières trahisons et ses premiers émois. Il décrit la vie à Montmartre, en 1885. La vie n’est pas toujours tranquille, certains voyous rôdent…

Puis, lorsqu’il grandit, Arthur dépeint son apprentissage. Il est au cœur de la construction de la Tour Eiffel, ce grand projet qui a attisé certaines rancœurs. Il découvre aussi des pans du passé de Perlou. Ce dernier lui donne une leçon de vie qui le marquera jusqu’à ses derniers instants.

J’ai adoré ce roman. La relation qui unit cet enfant et cet homme au seuil de sa vie est émouvante. C’est une histoire de transmission, celle du cœur. Perlou ne fait pas de leçons, il explique et il donne de lui-même. A son contact et entouré de l’amour de sa mère, Arthur ne peut que devenir un jeune homme bon. Cette merveilleuse amitié m’a énormément touchée.

L’histoire d’Arthur est passionnante. J’ai pris énormément de plaisir à le regarder grandir et faire ses propres expériences. J’ai aimé suivre l’évolution de sa personnalité, riche de ses amitiés. Il est doux et espiègle, il fait des bêtises de son âge, il est généreux et innocent. D’autres rencontres, avec des garçons de son âge, ont aussi une grande influence sur sa vie. C’est aussi l’âge des premiers amours.

Chérif Zananiri narre les événements majeurs de la fin du XIXème. Victor Hugo, Gustave Eiffel ainsi qu’un personnage dont je tairai le nom, tant j’étais amusée par sa présence, croisent la vie d’Arthur.
Les faits sont décrits avec la vision de l’époque, sans le recul de l’Histoire, et j’ai énormément apprécié cette perception.

La fin de ce livre est bouleversante et est dans la continuité des enseignements de Perlou.

Conclusion

Perlou est un roman d’apprentissage et de vie. C’est une superbe amitié entre un enfant et un homme. Plusieurs décennies les séparent et le plus âgé transmet sa philosophie au plus jeune, avec respect et tendresse, comme un père à son fils. C’est aussi une photographie de Montmartre en 1885, avec tous les bouleversements survenus dans ce quartier. C’est l’histoire d’un gamin devenu adulte, qui à son tour, a des choses à apporter.

J’ai adoré Perlou. J’ai retrouvé la magie que j’avais tant aimée dans Gayané, l’Arménienne, Les pèlerins de la vie, cette manière émouvante de transmettre les sentiments, avec une touche d’espièglerie.

Je remercie sincèrement Christophe des Éditions Marivole du groupe Ramsay et Chérif Zananiri pour l’envoi de ce livre et leur confiance.

2 commentaires

  1. Il me tente bien ! J’aime ces histoires qui se déroulent à des époques que je n’ai pas connues, et l’évocation de la construction de la tour Eiffel, et d’un Grand homme de l’époque comme le fut Victor Hugo, ne peuvent que mieux nous immerger dans ces années aujourd’hui révolues.

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s