La Prophétie des marguerites , Alain Léonard

La Prophétie des marguerites

Alain Léonard

Editions de Borée

Présentation de l’éditeur

Aînée de 6 enfants, Jeannette a grandi dans une ferme près de Clermont-Ferrand. En 1867, elle part travailler à Paris avec Marius qu’elle a rencontré à Riom dans l’hôtel-restaurant où elle travaille comme fille de salle. Ensemble, ils vont découvrir la vie d’ouvriers dans une filature de Vaugirard, les premières grèves et aussi l’Exposition Universelle. 
Suite au décès accidentel de Marius, Jeannette, sans argent, est arrêtée pour vol et condamnée à 6 mois de prison…

Mon avis

Saint-Beauzire, près de Clermont-Ferrand. Épuisée par ses six grossesses, le manque de nourriture et le travail physique, Mariette meurt en juin 1866. Très vite, Antonin, son époux, la remplace par sa maîtresse, Lucile, la serveuse du café dans lequel il dépense sa paie. Entre cette dernière et Jeannette, la fille aînée de la défunte, les relations sont conflictuelles. Aussi, Jeannette est forcée d’accepter un emploi dans un restaurant de la ville voisine. Quelques mois plus tard, Marius, son amoureux, lui propose de partir à Paris avec lui, où il leur a trouvé du travail dans une filature. Au début, ils sont heureux, la jeune fille oublie qu’une Gitane lui a prédit du malheur et lui a soufflé de se méfier des marguerites. Ensemble, ils découvrent Paris, assistent aux transformations de la capitale, menées par Haussmann, visitent l’Exposition Universelle et nouent des amitiés.

Hélas, l’attitude de Marius met leur bonheur en péril. Il passe ses soirées à jouer leur argent. Avec ses compagnons de jeu, il se révolte contre leurs conditions de travail, il participe à la grève et il est renvoyé pour l’exemple. Lorsque le destin s’acharne sur elle, Jeannette repense à l’avertissement de la vieille femme, mais il est trop tard.

Jeannette est une jeune fille courageuse. Elle s’est occupée de ses frères et sœurs, a essayé de tenir son ménage, elle travaille beaucoup, elle a même réussi à raisonner son amoureux, mais les évènements dramatiques se sont enchaînés. Malgré les épreuves, elle garde sa dignité et son cœur pur. Je me suis énormément attachée à elle et j’ai admiré sa combativité. Elle n’est pas abattue par le chagrin, elle sait saisir les bonheurs qui se présentent, et même les provoquer.

J’ai aussi aimé les personnes qui l’entourent. Marius est influençable, mais il prend conscience de ses erreurs. De plus, lorsqu’il a représenté les ouvriers, il a été victime d’une injustice. Son combat est juste, mais, à la fin du XIXe siècle, les patrons ont tous les pouvoirs. L’auteur décrit le contexte social et les conditions de travail, à l’ère de l’industrialisation : cadences intenables et manque de sécurité, pour un faible salaire ; la pauvreté et ses conséquences ; la chute et la misère en cas de blessure ; les conditions de détention, etc. Pendant que Paris se transforme et s’embellit, des personnes luttent pour survivre. J’ai apprécié que l’auteur colore le chagrin par des moments de bonheur. Aucune situation n’est figée : le destin de Jeannette et celui de ses amies le prouvent.

J’ai adoré La Prophétie des marguerites. J’ai été très émue par l’histoire de cette femme qui se révèle dans les épreuves et sait cueillir la joie quand elle se présente.

Je remercie sincèrement Virginie des Éditions Presses de la Cité pour ce service presse et Alain Léonard pour sa dédicace.

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