Comme un souffle de vengeance, Alain Léonard

Comme un souffle de vengeance

Alain Léonard

Éditions Revoir

Quatrième de couverture

Tous les hommes envient Marc. Quelle chance d’être marié à une si jolie femme, Eve, qui vient d’une famille aisées, pour ne pas dire riche. D’autres diraient que l’argent, finalement, ne fait pas le bonheur. Effectivement, on n’est pas bien apprécié dans les salons feutrés des hôtels particuliers, quand, comme Marc, simple petite employé de banque, on vient de la banlieue parisienne.

Mon avis

Marc est papa d’une petite Margaux. Il est marié à Ève, qui vient d’un milieu aisé, alors que lui-même est issu du monde ouvrier. Ses beaux-parents se sont toujours opposés à cette union. Eugénie, sa belle-mère, multiplie les perfidies afin de semer la discorde dans le couple. Un soir, de retour d’un dîner en terrain miné, l’objectif est atteint. Ève gifle son époux, puis part chez ses parents, avec son enfant de sept ans. La voie est libre pour Eugénie : elle peut manipuler sa fille, qui est très influençable.

Pour Marc, c’est le début de la descente aux enfers. Cela commence par une soirée arrosée, pour oublier, puis les ennuis s’enchaînent. A cela s’ajoute le silence de son épouse : il n’a aucune nouvelle de sa fille. Le chagrin, ainsi que la colère l’envahissent et sa béquille devient l’alcool. Un jour, il se réveille en réanimation. Il ne se souvient pas de ce qui est passé.

Alain Léonard montre le mal que les beaux-parents peuvent provoquer dans un couple : les remarques qui blessent, pour rappeler que le conjoint ne correspond pas à leurs attentes, les vexations, les humiliations, les réflexions sournoises pour déclencher des disputes au sein du couple, etc. Ils savent que leur enfant ne s’opposera pas à eux et n’acceptera pas que son conjoint affronte ses parents, renforçant les meurtrissures de celui-ci. Le venin s’introduit, pernicieusement, entre les époux. Et lorsque l’argent s’en mêle, la situation peut déraper encore plus vite. Dans cette histoire, il tient plusieurs rôles : celui d’une classe qui se sent supérieure, parce que fortunée, et qui considère les gens à la mesure de leur richesse, il est également le symbole du pouvoir et, enfin, il est celui qui permet d’acheter des services. Au grand malheur de Marc…

Comme un souffle de vengeance décrit, également, la spirale qui s’enroule autour de Marc : le choc, le chagrin, les problèmes professionnels, l’alcool, l’hôpital et l’internement psychiatrique. Il dépeint la vision d’une personne hospitalisée pour dépression, les amitiés qui se créent, les codes qu’il faut vite comprendre, etc. Pendant ce temps, mamie Eugénie continue son travail de sape… mais elle n’a pas anticipé le retour du passé.

Je me suis attachée à Marc, cet homme qui est un modèle de droiture et qui se retrouve entraîné, malgré lui, dans un déchaînement de haine, en raison de son milieu social. Saura-t-il se relever de cette épreuve ? La petite Margaux, sera-t-elle épargnée par les conflits ? Dans les séparations, ce sont souvent les enfants qui souffrent. Le roman est court, aussi, les situations s’enchaînent rapidement, la vengeance, évoquée dans le titre, arrive tardivement, cependant, j’ai énormément aimé ce roman. La fin m’a beaucoup plu, j’ai aimé la manière dont Alain Léonard s’adresse au lecteur. J’ai fermé le livre, avec le sentiment d’un sourire doux.

Je remercie sincèrement Alain Léonard pour sa confiance et pour sa dédicace qui m’a touchée.

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