Le soleil rouge du tsar, Violette Cabesos

Le soleil rouge du tsar

Violette Cabesos

Éditions Mon Poche

Quatrième de couverture

Milena Gomelov est documentaliste dans une compagnie d’assurances, mais sa vraie passion consiste à chasser les trésors de la famille Romanov, pour le compte d’un expert en bijoux anciens et marchand international. Alors que Milena s’apprête à partir pour la Russie, elle doit soudainement rejoindre les siens, à Nice : à la suite d’un cambriolage de la maison de famille, son père, cardiaque, a été hospitalisé. Rien n’a été dérobé, mais une tête de chien et un balai ont été retrouvés dans son lit : les symboles d’une armée satanique fondée par Ivan le Terrible. Le grand-père de Milena soupçonne le KGB de vouloir éradiquer les derniers descendants des Russes blancs… En parallèle, Vera, danseuse à Saint-Pétersbourg en 1898 dévoile son journal intime…

Mon avis

Milena Gomelov s’ennuie profondément dans son emploi de documentaliste au sein d’une compagnie d’assurances. Sa véritable passion est la chasse des « trésors de la famille Romanov et de la Russie impériale, en particulier les bijoux et les objets précieux disparus sur les chemins de l’exil » (p. 23). Son associé, Éric, lui annonce que des documents et des œuvres d’art, datant de 1917, ont été exhumés, à Saint-Pétersbourg, et il lui propose de l’accompagner en Russie. Alors qu’elle vient d’accepter sa proposition avec enthousiasme, elle reçoit un appel de son grand-père. Elle apprend que son père a été hospitalisé, victime d’une crise cardiaque, en découvrant le cambriolage de la maison familiale. C’est un véritable carnage. La mise en scène horrible porte les soupçons de la famille sur le KGB. L’aïeul de Milena est persuadé que l’objectif est d’éliminer les Russes Blancs.

Le récit alterne avec le journal intime de Vera, une danseuse de Saint-Pétersbourg. Il commence le 14 avril 1898, quand son père lui apprend que sa famille est la gardienne d’un secret qui se transmet de génération en génération, au sujet de l’Empire de Russie. Ce secret ne pourra être révélé que lorsque certaines conditions seront réunies, sous peine de grand malheur. Un an et demi plus tard, elle entame une relation amoureuse avec le « Grand-duc Nicolas Mikhaïlovitch Romanov », l’oncle du Tsar Nicolas II. Après leur rupture, elle rencontre Yvan Platonovitch Kaliaïev, membre du parti socialiste-révolutionnaire. Vera veut participer à la Révolution. En raison de ses origines aristocratiques et de ses relations avec la famille Romanov, elle devient une espionne.

A un siècle d’écart, les destins des deux femmes russes semblent liés par une malédiction.

A travers les écrits de Vera et les recherches de Milena, l’Histoire de la Russie nous est contée : les attentats contre la famille du Tsar, le rôle de Raspoutine auprès de la Tsarine, son emprise sur elle et la mort du tsaret, la révolte contre l’Empire, mais aussi contre les Bochéviques, l’exécution des Romanov, l’espoir de liberté d’un peuple qui se termine dans un bain de sang, etc. Hélas, les combats de la jeune fille s’opposent à la mission confiée par son père.

Je suis attirée par cette période et j’ai été passionnée par tous les faits historiques que j’ai appris. L’Histoire de la Russie est très complexe, cependant Violette Cabesos la transmet de manière exaltante. Les évènements sont décrits avec détails et sont contextualisés, cette précision nous plonge au cœur des affres de ce pays secret et trouble. J’ai été captivée par l’énigme qui entoure la mort du Tsar Alexandre Ier et les légendes qui appuient le mystère. J’ai adoré connaître les différents courants politiques qui ont remué ce grand Empire. Chaque choix que Vera a fait a été lourd de conséquences pour ses proches. La responsabilité qui pèse sur sa famille et la malédiction qui en découle m’ont intriguée.

J’ai aussi été touchée par cette sensation d’avoir tout perdu que ressentent les exilés, elle s’exprime par le sentiment de leur « âme […] restée en Russie ». Opprimés « juste parce qu’ils existaient », ils « se sont enfuis au péril de leur vie et l’accueil a été glacial. Personne ne les attendait en France, ils détonnaient. » (p. 44-45). Cette souffrance de ne pouvoir retourner dans leur pays aimé est transmise à leurs descendants. Quel est le danger qui menace les Gomelov ? Les parties qui les concernent contiennent beaucoup de tensions et de mystères. L’enquête de Milena la confronte à des secrets familiaux : sa passion et son existence s’entremêlent. Sa vie est en danger.

J’ai adoré ce roman qui est un mélange de passé et de présent, de trahison et de courage, de secrets et de révélations, de personnages réels et de fiction, de légendes et de réalité, etc.

Je remercie sincèrement Virginie des Éditions Mon Poche pour ce service presse.

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