La quatrième feuille, Christophe Royer

La quatrième feuille
Christophe Royer
Editions Taurnada

Quatrième de couverture

Aujourd’hui, Sophie a tout pour être heureuse : un mari aimant, une famille attentionnée, une amie fidèle, un travail qu’elle adore et une belle maison sur les rives du lac d’Annecy.
Pourtant, à la veille de sa première exposition photo, plusieurs faits troublants vont faire ressurgir des événements tragiques de son passé…
Un flic détruit par sa première affaire, une bande de copines inséparables, un amour toxique…
Et si le cauchemar recommençait ?

Un thriller glaçant inspiré de faits réels.

Mon avis

Dans quelques jours, Sophie va inaugurer sa première exposition photo. Ce soir, elle mange avec son frère, pendant que son mari est en déplacement et que sa meilleure amie, Carole, prépare la galerie pour l’évènement. Hélas, le lendemain, elle apprend qu’un incendie s’est déclaré et que sa copine est hospitalisée. Depuis quelque temps, Sophie a la sensation d’être observée. Le drame qui a failli tuer Carole et les faits troublants récents inquiètent les jeunes femmes. Le passé semble resurgir.

À l’époque, Sophie, Carole et Béa étaient les drôles de dames. Trois adolescentes, liées à la vie, à la mort, qui partageaient tout. Puis, une quatrième fille, Maud, s’est greffée au groupe. Le choix des options au lycée les a séparées en deux classes différentes, mais elles se retrouvaient à la sortie des cours. Elles auraient pu être une bande de copines, sans histoires, si l’une d’elles n’avait pas souhaité une relation à deux plutôt qu’à quatre. Sophie se remémore les conséquences de cette amitié toxique et l’escalade dans la méchanceté, le harcèlement et les stratagèmes. L’auteur décrit l’emprise et le piège qui s’est refermé sur le groupe. Les évènements récents rappellent ceux plus anciens. C’est la raison pour laquelle la photographe recontacte Julien Mercier, un policier qui avait minimisé les faits et qui ne s’en est pas remis.

Dans La quatrième feuille, Christophe Royer décrit l’emprise dont peuvent être victimes les adolescents, sans que les adultes ne perçoivent entièrement le danger. La toile se tisse insidieusement et, au départ, les victimes n’en ont pas forcément conscience. Pour elles, l’accumulation de détails devient inquiétante, mais elle reste anodine pour les personnes extérieures. Sous le terme « chamaillerie », des actes graves peuvent se camoufler. L’auteur décrit, également, la perversité qui consiste à transformer les proies en coupables. Le climat est anxiogène, délétère et fascinant. La résonance avec le présent est, elle aussi, oppressante et angoissante, d’autant plus que certains faits sont inexplicables et semblent étrangers aux drames anciens. Enfin, tous les protagonistes portent des stigmates de cette vieille affaire. J’ai aimé, par exemple, que l’auteur décrypte les remords du policier attentiste.

J’ai adoré ce thriller fascinant sur les amitiés féminines et les relations toxiques qui peuvent en découler.

Je remercie sincèrement Joël des Editions Taurnada pour ce service presse.

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