Rien ne nous séparera, Thierry Cohen

Rien ne nous séparera

Thierry Cohen

Editions Plon

Quatrième de couverture

Inspiré d’une histoire vraie, Rien ne nous séparera est sans doute le roman le plus poignant de Thierry Cohen. Un miracle dans la tragédie.

Maroc, 1964. Sarah et Jacob sont de pauvres paysans. Si pauvres que Jacob, contre l’avis de son épouse, accepte de confier provisoirement leur fille et leur fils à une institution de bienfaisance. Une décision qu’il regrettera toute sa vie car, quelques mois plus tard, l’institut leur annonce que les petits sont décédés.

Douze ans après le drame, une rencontre réveille le père endeuillé et le conduit à douter de la mort de ses enfants. Commence une longue quête, faite d’espoir et d’épreuves, qui le mènera peut-être à ceux que la vie lui a arrachés.

Un roman d’une humanité bouleversante, inspiré de faits réels, où l’ombre et la lumière se côtoient pour illustrer la tragédie qu’on appelle communément la vie.

Mon avis

Maroc, 1964. Jacob et Sarah sont agriculteurs. Hélas, leur terre est aride et ne parvient pas à nourrir la famille. Ils ont deux enfants, Salomon, âgé de trois ans, et Dina, qui a un an et demi. Jacob est un homme brisé par la pauvreté, aussi, lorsque ce qu’il croit être le destin met sur sa route ces messieurs très bien habillés, il pense pouvoir donner un meilleur départ à ses enfants. Ces hommes représentent l’institut de la seconde chance. Cette association déclare venir en aide aux orphelins et aux enfants dont les parents sont en situation précaire. Elle leur offre le gîte, le couvert et une éducation. Ses représentants proposent à Jacob et à Sarah de leur confier les petits, de manière provisoire, le temps de faire fructifier leurs terres.

Sarah refuse, elle est « mère avant tout ». Même si elle rêve d’un meilleur environnement pour ses enfants, elle ne peut se séparer d’eux. Malheureusement, son époux emmène son fils et sa fille au point de rendez-vous, sans tenir compte de son refus. Il lui est promis qu’il pourra venir les voir, dans trois mois, pour leur laisser le temps de s’acclimater. Toute sa vie, il regrettera sa décision. En effet, lors de leur visite, le couple apprend que Salomon et Dina sont décédés. Mais douze plus tard, après une rencontre provoquée par le hasard, Jacob sera envahi par le doute et voudra connaître la vérité.

Alors que Jacob et Sarah sont brisés par le chagrin, l’auteur raconte le véritable destin des enfants enlevés. L’institut dissimule un trafic. L’association utilise des méthodes abominables pour faire correspondre la réalité aux critères nécessaires à l’obtention du droit de proposer les enfants à l’adoption. J’ai eu le cœur déchiré par la révélation de ces faits réels.

USA, 1974. « Que comprend-on d’un roman dont les premières pages ont été arrachées ? » (p. 132) Grand lecteur, c’est la question que se pose Jonathan, lorsqu’il apprend qu’il a été adopté. Est-ce « réellement important de connaître le prologue, le premier chapitre de sa vie ? » (p. 133) Alors qu’il décide que les premières pages de sa vie sont inutiles, sa sœur, Eva, désire les connaître.

Rien ne nous séparera s’inspire de faits réels : les vols d’enfants, dans les pays du Maghreb, pour les vendre à des familles riches. L’auteur dévoile les horreurs perpétrées dans le cadre de ce commerce juteux. J’ai été révoltée et meurtrie. Ce roman est aussi celui d’une quête, de plusieurs quêtes : celle de la vérité, celle d’identité, celle du deuil, celle de pages blanches à remplir, celle de la lumière, celle de l’espérance, celle de l’apaisement et celle du bonheur. Il est aussi une histoire d’humanité. J’ai été extrêmement émue par la détresse de Sarah et Jacob, mais aussi par leur force, par leur droiture et par leurs cœurs qui débordent d’amour pour leurs proches.

Du Maroc aux USA, en passant par Israël, nos sentiments voyagent, notre cœur se serre et s’ouvre, notre corps est parcouru de frissons, d’attente, d’espoir, nos larmes coulent, nos sourires cherchent leur destination, notre compassion entoure celui qui, secrètement, a cherché la lumière, prêt à tout pour la faire jaillir et notre tendresse accompagne celles qui interrogent. Les uppercuts émotionnels s’enchaînent jusqu’aux dernières pages. De plus, cette histoire est imprégnée d’amour : celui que les personnages expriment et celui que nous ressentons pour eux. Enfin, malgré les faits dramatiques qui ouvrent ce roman, la sensibilité de l’auteur offre au récit une dimension humaniste.

Sous la plume de Thierry Cohen, je suis devenue une poupée de chiffon, tant j’ai été ébranlée par les émotions. Rien ne nous séparera est un immense coup de cœur.

Je remercie sincèrement Constance et Claire-Aurélie des Éditions Plon pour ce service presse.

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