Aliénés, Fabrice Papillon

Aliénés

Fabrice Papillon

Editions Plon

Quatrième de couverture

Le pire danger pour l’espèce humaine ? L’ALIENation…

Mai 2022. À 400 kilomètres de la terre, la station spatiale internationale sombre dans la nuit artificielle. Tandis que l’équipage dort, le cadavre éventré d’un astronaute américain flotte en impesanteur dans l’un des modules de recherche. Le même jour, à Lyon, le corps éviscéré d’un biologiste américain est retrouvé à 30 mètres de profondeur, dans un mystérieux réseau de galeries souterraines baptisé les « arêtes de poisson ».

S’engage une double enquête, d’abord internationale avec la NASA, aux États-Unis, pour tenter d’élucider un meurtre inédit dans l’histoire : celui d’un astronaute dans l’espace. À Lyon, Louise Vernay, commandant de la brigade criminelle, fait rapidement le rapprochement entre les deux assassinats, très semblables et synchrones, l’un dans l’espace, l’autre sous terre… Qu’est-ce qui les relie ? Pour quelle raison ces deux Américains ont-ils été visés ? Comment ont-ils pu être éliminés au même moment, à une telle distance ?

Louise fait rapidement la rencontre d’un étonnant moine jésuite, astrophysicien et directeur de l’observatoire du Vatican, de passage à Lyon et qui avait rendez-vous avec la victime. Ce personnage troublant lui laisse entendre que des signes d’une présence extraterrestre se multiplient, et qu’ils pourraient bien être à l’origine de ces deux meurtres…

Mon avis

Mai 2022. Deux Américains, deux Russes, une Italienne et un Anglais effectuent une mission de plusieurs mois à bord de la Station spatiale internationale, à quatre cents kilomètres de la Terre. L’obscurité est créée artificiellement afin que les astronautes se reposent. Pourtant, chaque nuit, depuis trois semaines, Jenkins, un des Américains s’infiltre dans un des laboratoires de recherche et effectue des expériences. « Mais cette nuit-là, un tout autre spectacle s’offr(e) aux deux caméras de surveillance du module Columbus » : « Le cadavre éviscéré de Jenkins ». (p. 16) Au même moment, un homme éviscéré, lui aussi, gît, trente mètres sous terre, dans les arêtes de poisson de Lyon. Louise Vernay est chargée de l’enquête dans les égouts. Elle découvre que le corps est celui d’un biologiste américain. Très rapidement, elle pense que les deux morts sont liées. Un moine jésuite suggère à son esprit cartésien que des extraterrestres pourraient être responsables.

J’ai adoré Aliénés. Si je le dis aussi tôt dans ma chronique, contrairement à mes habitudes, c’est parce que je ne m’y attendais pas.

En effet, je ne m’intéresse pas à l’espace et j’ai une aversion pour les sciences, car très souvent, je fais un blocage et je n’y entends rien. Je ne connaissais pas Fabrice Papillon et il m’a impressionnée par ses talents de vulgarisation. Non seulement, j’ai compris ses explications scientifiques et ses messages, mais en plus, je me suis passionnée pour ce domaine que je rejette de prime abord. J’ai tellement été fascinée qu’il a ouvert mon esprit et que j’ai eu envie de faire des recherches. Ce suspense m’a fait me questionner et a attisé ma curiosité sur des sujets, jusque-là étrangers à moi. J’ai aimé être bousculée dans mes principes, penser qu’un livre n’est pas pour moi et découvrir que c’est l’inverse.

De plus, la notion d’extraterrestre dans une quatrième de couverture me fait fuir, car j’aime être ancrée dans le réel. Une fois encore, mes préjugés ont été balayés par l’auteur : son approche du sujet correspond à mon esprit obtus. Son héroïne, Louise Vernay, est aussi fermée que moi. J’ai accepté les différentes possibilités au même rythme qu’elle. J’ai aimé sa personnalité rebelle, réfractaire à l’autorité, intrépide et ouverte à tous les dangers pour faire émerger la vérité.

J’ai, également, été emportée par le rythme trépidant de ce thriller. Courses poursuites, espionnage, complots, faits inexpliqués, rebondissements qui renversent le cours de l’histoire et détruisent les convictions, c’est un enchaînement d’actions à couper le souffle. Enfin, j’ai été troublée par les alertes de Fabrice Papillon au sujet des entreprises qui dominent notre monde. Sa description de leurs objectifs fait froid dans le dos.

Aliénés semblait traiter de tous les sujets qui me rebutent, habituellement, et pourtant, je l’ai adoré. La magie de la littérature s’exprime grâce au talent de Fabrice Papillon. J’ai été fascinée par tous les aspects d’Aliénés et j’ai été transcendée par l’angoisse. J’ai énormément aimé me faire balader et que les énigmes me torturent le cerveau. J’ai très envie de découvrir les autres romans de l’auteur.

Je remercie sincèrement Clémentine des Éditions Plon pour ce service presse.

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