Le Sortilège de Stellata, Daniela Raimondi

Le Sortilège de Stellata

Daniela Raimondi

Editions Slatkine & Cie

Quatrième de couverture

« Je sais que tu ne crois pas à ces choses-là, mais tu n’as qu’à regarder ce qui s’est passé dans notre famille. D’abord Iacomo, avec ses manies, qui a fini pendu à une poutre. Ensuite Achille, il voulait jouer aux héros et c’est un miracle s’il n’est pas mort fusillé. Et ta tante Edvige ? Elle a détruit deux familles. Et ma soeur Adele, qui s’est retrouvée à l’autre bout de la planète, avec ses fantaisies d’amour, et veuve presque tout de suite. N’oublie jamais, Guido… si nous ne les contrôlons pas, les rêves finiront par nous apporter une tragédie. Et elle sera pire que tous les malheurs que nous avons déjà connus. C’est notre ancêtre, la Tsigane, qui l’a vu dans ses cartes. Elle ne se trompait jamais.»

L’histoire commence en 1800, à Stellata, dans la plaine du Pô, le jour où Giacomo Casadio tombe amoureux. Peut-on contrôler son destin ? Faut-il renoncer à ses rêves ? Une saga à l’italienne, somptueuse comme un fleuve.

À PROPOS DE L’AUTEURE

En écrivant l’histoire romancée de sa famille, la poétesse italienne Daniela Raimondi a provoqué une déflagration éditoriale qui a gagné le monde entier où Le Sortilège de Stellata est partout en traduction.

Mon avis

« Tout a commencé avec la Tsigane. » (p.11). La grand-mère de la narratrice lui assenait souvent cette phrase. « Un très vieux document conservé aux archives historiques de la bibliothèque communale Ariostea, à Ferrare » (p. 12), atteste de l’arrivée des Tsiganes, à Stellata.  C’est ainsi que Giacomo Casadio, un rêveur de quarante-cinq ans qui n’avait jamais connu de fiancée, rencontra Viollca. Elle voulut lui lire son avenir, mais en observant ses mains, elle lui dit qu’il était celui qu’elle attendait depuis des années. « Quelques mois plus tard, Viollca était enceinte et, contre la volonté des deux familles, ils se marièrent. » (p. 18). Leur fils naquit en 1800. A partir de son mariage, la jeune Tsigane ne vit plus sa famille qui s’opposait aux mariages mixtes. Elle conserva des coutumes de sa culture, mais son époux lui interdit la pratique des arts divinatoires. Elle ne ressortit ses tarots qu’après une tragédie : Giacomo s’est pendu à une poutre. Les cartes lui annoncèrent qu’une malédiction pesait sur sa famille et sur ses descendants. « La folie coulait dans les veines des Cassadio, et tôt ou tard leurs rêves impossibles les mèneraient au désastre. » (p. 40) Elle eut, également, des visions présageant des terribles évènements, mais elle ne sut pas qui serait concerné. Ses prophéties furent léguées de génération en génération. Chaque fratrie de ses descendants comptait des enfants au teint et aux cheveux clairs et des enfants au teint et aux cheveux foncés, des rêveurs et des paisibles, certains avaient des dons surnaturels. L’histoire familiale fut transmise et personne n’oublia ce que Viollca avait prédit.

« Je sais que tu ne crois pas à ces choses-là, mais tu n’as qu’à regarder ce qui s’est passé dans notre famille. D’abord Iacomo, avec ses manies, qui a fini pendu à une poutre. Ensuite Achille, il voulait jouer aux héros et c’est un miracle s’il n’est pas mort fusillé. Et ta tante Edvige ? Elle a détruit deux familles. Et ma soeur Adele, qui s’est retrouvée à l’autre bout de la planète, avec ses fantaisies d’amour, et veuve presque tout de suite. N’oublie jamais, Guido… si nous ne les contrôlons pas, les rêves finiront par nous apporter une tragédie. Et elle sera pire que tous les malheurs que nous avons déjà connus. C’est notre ancêtre, la Tsigane, qui l’a vu dans ses cartes. Elle ne se trompait jamais.» (p. 317)

Le sortilège de Stellata déroule l’histoire de la famille de Daniela Raimondi, de 1800 à 1974, qu’elle a romancée à partir des récits de ses proches. C’est également presque deux siècles de l’Histoire italienne qui sont dépeints : des combats pour l’indépendance de l’Italie, en 1847, aux attentats des années 1970, en passant par les deux guerres mondiales, etc. Une partie de la saga se passe, également, au Brésil, avec Adèle, qui a été forcée de fuir un amour impossible. Les personnages sont nombreux, aussi, j’ai apprécié le marque-page qui reprend les arbres généalogiques.

C’est passionnant de suivre le destin d’une famille sur une période si longue. Nous découvrons de quelle manière l’histoire des ancêtres a été transmise, par l’intermédiaire d’une boîte contenant des affaires de Viollca et par un avertissement répété à chaque nouvel enfant. Alors que les origines tsiganes s’effaçaient peu à peu, elles se manifestaient lors des évènements qui rappelaient la prophétie. Un tourbillon… les signes étaient surveillés, chacun se demandant quand le malheur se produirait. De plus, chacun était attentif aux personnalités rêveuses, s’inquiétait pour celui qui portait ce trait de caractère, le passé ayant prouvé que c’étaient des destinées troublées qui les attendaient. De l’amour de la patrie aux passions amoureuses, en passant par les convictions politiques ou les doux rêves, les causes des drames étaient variées et ne pouvaient être anticipées. La prédiction était dans les esprits, mais n’entravait pas les rêves et les désirs. Le bonheur ne peut être bridé, les passions ne peuvent être endormies, l’amour n’a pas de règles et la liberté ne s’arrache pas, les mains liées. Aussi, ce roman est en perpétuel mouvement. Selon le foyer et l’époque, l’ambiance est différente, avec, cependant, un point commun : l’amour familial.

J’ai adoré cette saga familiale.

Je remercie sincèrement Morgane des Éditions Slatkine & Cie pour ce service presse.

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