Pour oublier la nuit, Françoise Bourdon

Pour oublier la nuit

Françoise Bourdon

Éditions Calmann-Lévy

Collection Territoires

Quatrième de couverture

La jeune et fougueuse Julie vit auprès de son père dans la demeure ancestrale des Ségurat, maîtres faïenciers à Moustiers- Sainte-Marie en Haute-Provence. La perte de sa mère, Livia, lors de l’épidémie de peste de 1720, reste une blessure inguérissable qui se ravive lorsqu’on lui remet, le jour de ses vingt-ans, le récit que celle-ci a laissé de sa courte existence.

Livia, une orpheline, y révèle avoir été manipulée par des aristocrates aixois qui ont fait d’elle l’instrument d’une conspiration diabolique. Elle est parvenue à échapper, à ses bourreaux mais a vécu jusqu’à son dernier souffle dans la crainte de retomber entre leurs mains.

L’intrépide Julie n’a plus qu’une idée en tête, rejoindre Aix-en- Provence pour venger sa mère. Elle ne sait pas encore qu’elle s’attaque à des hommes fortunés et puissants. Elle a cependant des atouts qui ne seront pas de trop : son adresse à l’escrime et son habileté au pistolet…

Mon avis

Julie n’avait que quatre ans quand sa mère est décédée de la peste, en 1720. Bien qu’elle ait été choyée, elle a ressenti un manque immense. Le jour de ses vingt ans, elle reçoit des lettres de sa maman dans lesquelles sont relatées les atrocités qu’elle a subies. Orpheline, Livia a été exploitée par des hommes avant de devenir l’instrument d’un complot maléfique. Dans son récit, elle indique les noms de ses tortionnaires. Elle était parvenue à leur échapper et à bâtir une vie heureuse auprès du père de Julie, mais elle vivait avec la peur d’être retrouvée.

Julie décide alors de quitter la bastide familiale, à Moustiers-Sainte-Marie, et de partir à Aix-en-Provence, la ville dans laquelle les faits se sont produits. « Depuis qu’elle avait lu le récit de Livia, elle savait qu’elle ne trouverait pas la paix tant qu’elle n’aurait pas vengé sa mère ». (P. 168). La jeune fille se rend chez Ninon, qui était une grande amie de sa mère et c’est chez qui cette dernière a rendu son dernier soupir. Malgré les mises en garde, Julie est déterminée à approcher des hommes dangereux, grâce à des stratagèmes. Elle n’a pas peur, car, grâce à son grand-père, elle maîtrise les armes. 

La première moitié du roman relate de quelle manière, des aristocrates, sans aucune morale, ont profité de leurs pouvoirs et ont commis des actes ignobles. Livia a été leur victime. Elle explique de quelle manière, elle est tombée entre leurs griffes et pour quelle raison, elle ne pouvait s’échapper. Elle raconte comment ils l’ont utilisée pour assouvir une vengeance. Enfin, elle parle avec beaucoup d’émotion de sa rencontre avec Guilhem, le père de sa fille, ainsi que de l’amour qu’elle portait à son enfant. Les détails de l’enfer qu’elle a vécu sont révélés petit à petit. Pendant son récit, le mystère est entretenu. Nous nous demandons jusqu’à quel point ses tortionnaires l’ont asservie.

La deuxième partie concerne la vengeance de Julie. Au départ, elle interroge les proches de Livia pour reconstituer son histoire. Ensuite, elle ruse pour approcher ses cibles. Son tempérament fougueux et la confiance qu’elle a en son plan lui font prendre des risques énormes, d’autant plus que les bourreaux de Livia continuent à sévir en toute impunité. Nous tremblons pour elle. Même si nous comprenons son désir de justice, que nous crions au châtiment, nous avons peur pour sa vie. Nous souhaitons que les crimes s’arrêtent, mais tremblons en raison des menaces qui entourent Julie. Alors qu’elle affronte les dangers, elle ne fait pas preuve du même courage lorsqu’il s’agit d’assumer ses sentiments…

Ce roman est porté par des héroïnes audacieuses, valeureuses et très attachantes. Julie a reçu une éducation très libre pour l’époque, son père lui a permis d’être celle qu’elle souhaitait et elle est une très belle personne, comme l’était sa maman. Elle est très intelligente, ce qui lui est très utile pour réaliser ses projets. J’ai adoré Pour oublier la nuit. La conclusion laisse présager une suite, j’aimerais beaucoup.

Je remercie sincèrement Doriane des Éditions Calmann-Lévy pour ce service presse.

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