Les voies parallèles, Alexis Le Rossignol

Les voies parallèles

Alexis Le Rossignol

Editions Plon

Quatrième de couverture

Pour Antonin, l’automne 2002 est bien plus qu’une découverte : c’est une émancipation. 

Un admirateur de Nicolas Hulot qui rêve d’être un peu connu, un ancien espoir du basket français désormais accro au jeu, une mère de famille digne, malgré les vicissitudes d’une vie qui ne l’a pas épargnée. Des bourgeois sans complexes. Et puis Lisa.


Pour Antonin, l’automne 2002 est bien plus qu’une découverte : c’est une émancipation.  Nécessaire. Vitale. Pour forcer le destin. Pour gagner ou pour perdre.


Un roman puissant qui met en scène des rêveurs et des destins brisés, d’une manière à la fois dure et objective, avec en toile de fond la poésie douce-amère de l’adolescence, des inquiétudes surfaites et des errances de jeunesse. Tout en émotion et en justesse.

Mon avis

En automne 2002, Antonin a quinze ans. C’est l’âge des découvertes, celui des premiers émois et celui d’envie de liberté. L’adolescence est aussi la période pendant laquelle on se cherche et pendant laquelle on ne veut pas être différent des autres. Or, cela ne dépend pas que de lui, il doit tenir compte de ses parents. Antonin fait partie de ceux qui n’ont pas le droit de sortir. Il vit les virées en boîte, par procuration : il écoute les autres en parler et il s’invente une vie. C’est risqué, car si ses mensonges sont révélés, il deviendra la risée du lycée. Il est prêt à des sacrifices pour être comme ses camarades. En effet, l’apparence compte beaucoup et les différences de milieux sociaux sont identifiées dans le fait de porter des marques ou non. Quinze ans, c’est aussi l’âge de rupture avec les parents : le jeune garçon est incompris par sa mère. Quant à son père, il est souvent absent et s’en remet à son épouse.

Antonin évolue dans plusieurs milieux. Aussi, il livre ses observations sur les personnes qu’il rencontre. Avec ses coéquipiers de foot, après les matchs, il se rend dans le café tenu par Gilles. Le patron du Bar des sports qui est un grand admirateur de Nicolas Hulot, a la sensation d’être passé à côté de sa vie ; il recueille les confidences de ceux qui ont connu un accident de la vie et qui regrettent de ne pas avoir vécu le destin qui les attendait. Antonin s’émeut, s’étonne et il donne son ressenti. Il apprend à se forger sa propre opinion. Il est, particulièrement, touché par Véronique, une mère isolée.

Et il y a la belle Lisa. Pour lui plaire, Antonin se rebelle. Les actes d’émancipation sont discrets, il ne s’oppose pas frontalement à l’autorité parentale, il tente de ruser, mais peu habitué à désobéir, ses plans sont souvent imparfaits. Un soir, pris dans un engrenage, il s’embourbe et va plus loin…

Les voies parallèles est une photographie de la France de Province, au début des années 2000, vue à travers les yeux d’un adolescent qui ne sait encore pas qui il est. C’est un livre mélancolique sur l’adolescence, qui fait remonter des souvenirs. Ce ne sont pas ceux que l’on chérit, avec nostalgie, mais plutôt ceux qui rappellent combien il pouvait être difficile de trouver sa place et à quel point l’envie de faire partie du groupe était forte. Pour assouvir ce besoin et pour combler son désir d’émancipation, Antonin fait des bêtises d’ado, mais il est rattrapé par une terrible leçon. La fin claque, la dernière scène est emplie de messages forts et les mots ne sont plus nécessaires, tout est dit dans cette image lourde de sens.

Je remercie sincèrement Constance des Éditions Plon pour ce service presse dédicacé.

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