La mort est parfois préférable, Sacha Erbel

La mort est parfois préférable

Sacha Erbel

Editions Taurnada

Quatrième de couverture

Yan est flic à la police judiciaire de Lille.


Depuis quelque temps, un « passager clandestin » s’est invité dans sa vie : « l’Araignée », c’est le surnom qu’elle lui a donné.


Alors que Yan traque l’auteur du meurtre d’un journaliste connu pour ses reportages à sensation, elle n’a pas d’autre choix que de composer avec son « invisible ennemie » : insidieuse, omniprésente, l’Araignée tisse sa toile, cuisante morsure dans ses chairs survenant n’importe où, n’importe quand…


En parallèle, Brath, son collègue, enquête sur la mort étrange d’un homme retrouvé décapité, assis au volant de sa voiture, la tête reposant sur la banquette arrière.


En équilibre sur un fil, Yan ne baisse pas les bras, avance sur son chemin de douleurs au risque de se perdre… définitivement.

Mon avis

Yan est major à la police judiciaire de Lille. Le commissariat dans lequel elle est affectée, est chargé de deux affaires simultanées. Avec son collègue, surnommé Granulé, Yan s’occupe du meurtre d’un journaliste. Deux autres membres de l’équipe, Brath et Michel, sont appelés sur le lieu d’une scène étrange : un suicide par décapitation. Les deux binômes échangent sur leurs enquêtes respectives et les duos s’intervertissent. Le changement d’attitude de Yan inquiète ses co-équipiers.

Yan souffre d’un mal qu’elle tente de garder secret. Elle essaie de le tenir à distance par des médicaments, de moins en moins efficaces. Les crises de sa maladie, qu’elle appelle l’Araignée, sont de plus en plus rapprochées et de plus en plus intenses. Elles sont de plus en plus handicapantes, envahissent son esprit et son corps et il lui devient difficile de cacher ses souffrances. Atteinte moi-même d’ #unhandicapinvisible, d’une autre nature, mais proche par ses répercussions, j’ai été sensible par la volonté de l’auteure de décrire l’impact sur le quotidien, la fatigue extrême qui en découle, l’incompréhension de l’entourage, le tabou du siège des douleurs et la souffrance permanente.

En ce qui concerne les enquêtes, les dérives possibles de deux métiers sont explorées. Les affaires regroupent trois morts. C’est dans le passé et dans la personnalité des victimes que la PJ trouvera les mobiles et les modes opératoires. Il est question de consentement, que ce soit dans la parole ou dans le laisser-aller. Il s’agit de confiance trompée, d’abus de faiblesse et de mise en danger d’autrui. Hélas, fragilisée par son état physique, toujours sur le fil de la conscience, Yan manque de vigilance…

J’ai adoré ces policiers, attentifs les uns aux autres, pour qui l’entraide n’est pas un mot galvaudé. Ils veillent les uns sur les autres, même quand celui qui souffre, refuse toute confidence et soutien. Hélas, le silence a, parfois, des conséquences dramatiques… Les intrigues, dans lesquelles la manipulation tient une place prépondérante, m’ont, également, captivée. J’ai aimé que la psychologie et le mensonge occupent un rôle important et torturent mon cerveau. J’ai adoré La mort est parfois préférable.

Je remercie sincèrement Joël des Éditions Taurnada pour ce service presse.

6 commentaires

    1. L’auteure montre l’impact des maladies invisibles sur le quotidien, cela fait du bien de se sentir comprise, même si on préférerait qu’elle ne connaisse pas ce problème.

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