Sur un arbre perché, Gérard Saryan

Sur un arbre perché

Gérard Saryan

Editions Taurnada

Quatrième de couverture

Une seule seconde d’inattention et la vie d’Alice bascule : Dimitri, 4 ans, le fils de son compagnon, échappe à sa vigilance.


En panique, la jeune femme part à sa recherche, mais elle est victime d’un grave accident. À son réveil, elle doit se rendre à l’évidence : l’enfant a été kidnappé.
Rejetée de tous et rongée par la culpabilité, la « belle-mère négligente » n’a désormais qu’une obsession : retrouver Dimitri, coûte que coûte. Ignorant alors tous les dangers…


Sans le soupçonner un instant, Alice va se précipiter au centre d’une toile tissée par la pire des trahisons.

Mon avis

Guillaume, le conjoint d’Alice, a organisé une escapade à Paris. Alors qu’elle espérait un week-end en amoureux, ses deux beaux-enfants (Dimitri, 4 ans et Barbara, 13 ans) sont inclus dans le voyage. C’est elle qui est chargée de les emmener de Lyon à la capitale. Hélas, ce périple se transforme en drame : en Gare de Lyon, Dimitri disparaît. Elle alerte, immédiatement, la sécurité de la SNCF. Paniquée, Alice court ; elle est victime d’un accident. A son réveil, à l’hôpital, cinq jours plus tard, elle apprend que le petit garçon n’est pas réapparu.

Alice entame alors une course éperdue pour le retrouver. De sous-sols parisiens en bâtiments ultra-sécurisés en Albanie, en passant par des lieux interlopes, elle risque sa vie pour connaître la vérité et tenter de sauver son beau-fils… s’il est encore vivant. Poussée par la culpabilité et l’affection qu’elle porte au petit, elle affronte des dangers incommensurables, auxquels elle n’est pas préparée. Son comportement est à l’opposé de celui des parents du bambin : leur inertie m’a sidérée.

Alice est très touchante, car elle rattache sa survie à sa quête. Elle est très intelligente, cependant, c’est avec naïveté, qu’elle se jette dans des pièges, motivée par l’urgence. Elle va au-devant de la mort et elle l’accepte au nom de Dimitri. Le rythme est effréné, les rebondissements effrayants sont nombreux, justifiant le conseil de l’auteur donné en avant-propos : « prenez une grande inspiration et tournez la page. » Le soufflé ne retombe jamais. Il y a toujours un élément sidérant, une course-poursuite, une situation effroyable, qui relancent le récit. Nous partons dans toutes les directions, sans boussole.

Lorsque je lis, il m’arrive d’interpeller les écrivains, dans ma tête. Alors que j’étais captivée par l’intrigue, j’ai été sévère avec Gérard Saryan. J’étais persuadée d’avoir deviné l’origine des faits et je lui ai reproché de copier certains de ses confrères. J’étais tellement sûre de moi que cela en est risible, puisque je me trompais complètement. Cet élément, que j’anticipais, n’existait pas. Je me suis fait manipuler. Mes conjectures étaient entièrement fausses et la réalité était bien pire que ce que je soupçonnais. Au fil des chapitres, j’ai pris plusieurs claques. Au départ, je m’accrochais à ce que je subodorais et j’ai été rattrapée par le talent de l’auteur, forcée de reconnaître ma candeur.

J’ai adoré ce suspense trépidant.

Je remercie sincèrement Joël des Éditions Taurnada pour ce service presse.

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