Au long des jours, Nathalie Rheims

Au long des jours

Nathalie Rheims

Editions Léo Scheer

Quatrième de couverture

En 1977, la narratrice vient d’avoir 18 ans. Trois ans plus tôt, elle a fait ses débuts de comédienne.

Un soir, après le spectacle, un visiteur se présente dans sa loge du Théâtre de la Ville pour la saluer. Commence alors, avec cet homme hors du commun, de trente-sept ans son aîné, une véritable passion amoureuse.

C’est en voyant réapparaître par hasard, au fond d’un tiroir, un Polaroid pris par sa sœur à l’époque, que la romancière a eu, après toutes ces années, le désir de raconter cette histoire restée secrète. Au long des jours est le 23e livre de Nathalie Rheims.

Mon avis

L’auteure indique qu’elle écrit Au long des jours, huit ans après la parution de Place Colette, qui racontait sa première liaison : « l’initiation sexuelle d’une jeune fille de quatorze ans qui assume sa démarche, refusant de se présenter comme victime, aujourd’hui, aucun éditeur ne pourrait la publier sans s’exposer au lynchage. » (p. 9) Pierre était son aîné de trente ans. Cette citation m’a mise mal à l’aise.

Elle explique avoir passé plusieurs semaines à tenter d’écrire un récit de fiction, mais que c’est une vraie histoire qui s’est imposée à elle : celle de son amour avec un homme connu, de trente-sept ans son aîné. Elle avait alors dix-huit ans. Le nom de son amoureux n’est jamais cité. Pourtant, la photo sur la couverture renseigne sur son identité. Je reconnaissais le visage, sans parvenir à le nommer. Des indices sont disséminés dans le roman : des extraits de chansons, de textes, etc. Une recherche sur Internet a confirmé mon intuition.

Nathalie Rheims déroule ses souvenirs et ses émotions autour de son idylle secrète. Elle se remémore la rencontre, les rendez-vous clandestins, les attentes et ses sentiments. Elle mêle des passages de la vie du chanteur, ses écrits et elle livre sa perception de l’homme intime. Alors que le ton est pudique, j’ai, cependant, eu l’impression d’avoir un rôle de voyeuse. Ce sentiment correspond à ma personnalité, puisque je ne m’intéresse pas à la vie privée des artistes. Je sépare la sphère publique et la sphère personnelle.

Lorsque j’ai reçu, par surprise, ce service presse, je pressentais que ce n’était pas un livre pour moi. En 2008, une amie m’avait offert Le chemin des sortilèges, de la même auteure, et je n’étais pas parvenue à entrer dans son univers. Au long des jours m’a permis de constater que je trouvais l’écriture de Nathalie Rheims très agréable, car le ton est vif et va à l’essentiel, cependant, je ne me suis pas sentie concernée par le sujet. Grâce à la plume, je n’ai pas détesté ce roman. A cause de son thème et de mon manque de curiosité, je ne l’ai pas aimé.

Je remercie sincèrement l’agence Gilles Paris pour ce service presse.

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