Un ange nommé Nelly, Kitty Neale

Un ange nommé Nelly

Kitty Neale

Editions de l’Archipel

Quatrième de couverture

1953. Lorsque Elsie et Bert sont contraints d’emménager avec leurs enfants Arthur et Ann dans le modeste quartier londonien de Battersea, tous regrettent déjà leur confortable demeure de Wimbledon.


Par chance, Elsie se lie d’amitié avec sa voisine, Ruth. Mais celle-ci semble taire un lourd secret… Elsie comprend alors que les relations entre Ruth et son mari sont tendues ; que leur fille Nelly, 11 ans, est la souffre-douleur de son père et la risée des enfants de son âge… 


Kitty Neale nous entraîne sur les pas de Nelly, petit ange aux ailes brisées. Grâce à l’amitié d’Ann et à l’affection d’Arthur, parviendra-t-elle, malgré les écueils, à prendre son envol ?

Mon avis

Londres, 1953. Ken est un homme violent : il bat sa femme et oblige sa fille, de qui il ne supporte pas la vue, à ne pas quitter sa chambre. Nelly, âgée de onze ans, ne sort que pour aller à l’école ou chez sa tante. Elle trouve du réconfort auprès de son ami imaginaire, puisque les autres enfants la rejettent. Sa vie change lorsque le couple Jones emménage, avec ses deux enfants, dans la maison voisine. Les deux mères de famille deviennent très proches ; Nelly et Ann deviennent amies.

Hélas, le destin de Nelly est marqué par le malheur. Son père n’est pas le seul bourreau que la vie lui impose. Deux autres personnages masculins profitent de sa fragilité : l’un par perversité, l’autre par intérêt. Comment faire confiance aux hommes, quand on ne connaît d’eux que le pire ? L’histoire se déroule dans les années 50, aussi, il est difficile pour les femmes de se révolter. C’est, pourtant, l’amitié et la solidarité féminine, qui apportent la force et le soutien à celles qui souffrent et subissent. Sans Elsie Jones, l’existence de Ruth et Nelly se serait poursuivie dans le noir et l’isolement. Sans l’amitié de Nelly, Ann Jones ne serait pas sortie de sa chrysalide. Sans leurs voisines, Elsie aurait affronté le nid vide, avec encore plus de difficultés. L’amitié et la sororité sont des thèmes forts de ce roman.

Nelly m’a beaucoup émue. Elle est fragile, face aux épreuves, mais elle les endure avec courage, elle cherche la force de rebondir. J’étais suspendue à son histoire ; j’ai été révoltée par le mal qui lui a été fait et qui a conditionné ses choix et ses évitements ; j’ai aussi été triste que certains s’engouffrent dans ses failles ; j’espérais qu’elle ouvre les yeux et trouve la volonté de bâtir son bonheur. 

L’atmosphère m’a un peu fait penser à celle de la saga La pension d’un bord de mer de Tamara McKinley : un mélange de drame et de solidarité et des héroïnes qui affrontent des épreuves, avec leurs possibilités, certes limitées par la société, mais avec fougue. Elles plient, mais se redressent. Même si je n’ai pas eu un coup de cœur aussi grand que pour Le courage d’une sœur, j’ai adoré Un ange nommé Nelly.

Je remercie sincèrement Mylène des Éditions de l’Archipel pour ce service presse.

De la même auteure

Le courage d’une soeur

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