La lumière était si parfaite, Carène Ponte

La lumière était si parfaite

Carène Ponte

Editions Pocket

Editions Fleuve

Quatrième de couverture

Il suffit parfois d’un rien pour que la vie s’éclaire !

Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point ? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes. Et puis le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui fauche sa mère avant l’heure.


Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu’elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d’un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c’est son avenir qu’elle est en train de reprendre en main.

Mon avis

Megg est la mère de Malone, un garçon de dix ans, et de Lalie, une adolescente de seize ans. A la naissance de sa fille, elle a arrêté de travailler… à l’extérieur. La précision est importante, car les tâches à la maison sont nombreuses, même si sa famille n’en a pas conscience. La première chose qu’elle fait le matin, avant même de se lever, est la consultation de son carnet, dans lequel elle consigne les emplois du temps des membres de sa tribu, les démarches et les corvées qui vont rythmer sa journée. Aujourd’hui, son programme ne laisse pas de place à l’imprévu : préparation de sandwich pour le plus jeune, qui a une sortie scolaire, vérification de la valise de l’aînée, qui part le lendemain en voyage avec le collège, récupération du drive, organisation du dîner avec les invités de son mari, papiers à apporter chez le notaire, suite au décès de sa mère, etc. Malgré ce planning très serré, son mari, ajoute une demande à la liste. N’est-elle pas la meilleure épouse dont un homme peut rêver ?

Mais Megg n’en peut plus de courir après le temps. Elle est épuisée, souvent au bord des larmes. Sa fatigue physique et émotionnelle est si grande qu’elle pleure même devant les publicités. Six mois après le décès de sa mère, elle trouve la force de vider la maison familiale. Elle est accompagnée de Romy, sa voisine exubérante et généreuse. Dans le grenier, elle trouve une vieille pellicule photo. Elle l’a fait développer et reçoit un choc en découvrant les clichés. Son amie la convainc de percer leur mystère. Megg n’imagine pas, quand en entreprenant un voyage dans le passé familial, c’est avec elle-même qu’elle va renouer.

J’ai été sensible à la détresse de Megg. Alors qu’elle se démène pour tous ses proches, ils ne perçoivent pas ses efforts, qu’ils estiment être la normalité. Cela fait des années qu’elle s’oublie et qu’elle a abandonné sa passion, pourtant, l’énergie qu’elle déploie pour le confort de la maisonnée est méprisée. Elle ne s’écoute pas, aussi personne ne l’écoute. Seule Romy essaie d’assouplir son quotidien et le colore, rien que pour elle. Je ne travaille pas pour des raisons différentes (maladie), qui ne me permettent pas d’accomplir tous les actes de Megg, cependant, j’ai été touchée par le regard qu’elle porte sur elle-même et par celui de son entourage. 

J’ai adoré le personnage de Romy. Elle a une personnalité flamboyante et généreuse. Elle entraîne Megg dans une aventure dont elles se souviendront toute leur vie, elle l’accompagne sur un chemin chaotique, mais nécessaire, elle est présente à l’arrivée pour la soutenir. Elle est une véritable amie.

La relation entre Megg et sa fille, m’a préparée à ce qui m’attendait dans quelques années. Pour le moment, ma fille, âgée de douze ans, se confie à moi et est compréhensive au sujet de mon handicap. La lumière était si parfaite, m’a fait entrevoir les bouleversements de l’adolescence.

J’ai adoré ce roman qui, avec tendresse et humour, décrit avec justesse, le mal-être que le dévouement de Megg a provoqué. J’ai aimé l’évolution des relations familiales, impulsée par le hasard, par l’envie de comprendre et par le dynamisme amical de Romy.

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