La femme au manteau violet, Clarisse Sabard

La femme au manteau violet

Clarisse Sabard

Editions Charleston

Quatrième de couverture

À la suite d’un accident, Jo apprend qu’elle risque la rupture d’anévrisme, et que l’opération qui pourrait la sauver n’est pas sans risques. Persuadée qu’elle va mourir, elle se réfugie chez son grand-père. Elle découvre alors qu’il a reçu quinze ans plus tôt un pendentif, accompagné de quelques mots griffonnés : « De la part de Charlotte, qui n’a jamais oublié Gabriel. Ce souvenir vous revient de droit. » Déterminée à percer ce secret de famille, Jo se rend en Angleterre, sur les traces du mystérieux bijou.

1929. Charlotte et son mari se rendent à New York en voyage d’affaires. Là-bas, la jeune femme s’éprend du charmant Ryan… Lorsqu’il apprend qu’elle l’a trahi, son époux, pris d’un violent accès de rage, la laisse pour morte. À son réveil, Charlotte comprend, effondrée, qu’il est parti avec ses papiers : il lui est désormais impossible de rentrer en France et de rejoindre son fils Gabriel.

Un roman qui traverse les océans, les générations, et s’interroge sur la maternité dans la vie d’une femme.

Mon avis

2018. Hospitalisée à la suite d’un accident, Jo apprend qu’elle a un fort risque de rupture d’anévrisme. L’opération qui lui est proposée est risquée, mais si elle la refuse et que l’anévrisme rompt, la probabilité de décès est, elle aussi, très grande. La décision est très difficile à prendre. Elle a peu de temps pour trancher. « Un monstrueux trou noir venait d’engloutir mon avenir ». (p. 35) Elle décide de se réfugier là où elle pourra réfléchir calmement : chez son grand-père. Seuls lui et sa meilleure amie savent qu’elle risque de mourir. Son aïeul lui confie alors un secret. Il y a quinze ans, il a reçu un médaillon, accompagné d’une lettre : « De la part de Charlotte, qui n’a jamais oublié Gabriel. Ce souvenir vous revient de droit. » (p. 51). Quand Victor l’a reçue, il venait de perdre son épouse et il a rangé le bijou, au fond de sa mémoire. Il charge Johanna de percer le mystère pour lui. Elle accepte et s’envole pour l’Angleterre, avec Adeline, sa meilleure amie. Elles ont un nom et une adresse ; Doris Evans est prête à leur raconter l’histoire de Charlotte.

En 1929, Charlotte et son mari se rendent aux Etats-Unis, où Emile espère vendre le champagne qu’il produit à Epernay. Leur bébé de trois mois est resté en France, auprès de ses grands-parents paternels, et manque cruellement à sa maman. Le séjour devait durer quatre jours, il sera beaucoup plus long pour Charlotte. En effet, quand son époux découvre qu’elle l’a trahi, il repart, en France, sans elle. Il emporte toutes ses affaires : la jeune femme n’a plus de papiers d’identité. Sans eux, elle ne peut pas prendre le bateau et retrouver son fils Gabriel. Seule dans un pays inconnu, c’est auprès d’un gangster qu’elle recherche du soutien. 

Les deux héroïnes évoluent à des époques différentes, cependant, elles m’ont, toutes les deux, touchée. J’ai été émue par leurs épreuves. Jo affronte un choix angoissant : les deux options qui lui sont offertes sont dangereuses, elles comportent des incertitudes et elle n’a aucun pouvoir sur son destin. J’ai, également, été frappée par son désir de protéger son entourage. J’ai, aussi, été bouleversée par le destin de Charlotte et j’ai été révoltée par les actes de mon mari. C’est un homme violent, qui commet l’innommable : séparer un enfant de sa mère. De plus, il l’abandonne, sans lui laisser la possibilité de rebondir. Charlotte est seule, sans argent et sans identité. J’ai admiré le courage de cette jeune fille, forcée d’évoluer dans un univers qu’elle ne connaît pas. Pourtant, elle démontre une force immense. J’ai aimé cette plongée dans l’Amérique des années 30, je suis entrée dans les bars clandestins, au temps de la prohibition ; j’ai approché la mafia ; j’ai ressenti la détresse des pauvres, les premiers atteints par le Krach boursier, qui sombrent encore plus dans la misère ; j’ai vécu à Harlem auprès des victimes de racisme, etc. Et j’ai aimé Jo et Charlotte.

J’ai adoré La femme au manteau violet.

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