Crédit illimité, Nicolas Rey

Crédit illimité

Nicolas Rey

Editions Au Diable Vauvert

Quatrième de couverture

Diego Lambert n’a plus le choix. Il doit licencier quinze salariés de l’usine de son père s’il ne veut pas finir sur la paille. Mais rien ne va se dérouler comme prévu, jusqu’à l’irréparable.

Dans cette fiction d’une ironie féroce et d’une beauté nouvelle, Nicolas Rey invente le crime parfait !

Mon avis

Diego n’a plus un sou. Il est interdit bancaire, a de nombreuses dettes et aucune perspective. Plus personne ne peut l’aider : par ses emprunts, il a déjà ruiné ses grands-parents et a failli détruire le couple de sa sœur. Dans son entourage, il ne reste qu’une personne possédant de l’argent : son père, un homme expert en manipulation. Il se prépare à « un affrontement terrible, du carnage évident. » (p. 13) Il se demande dans quel état il va finir.

Antonio Lambert possède de nombreuses entreprises dans toute l’Europe. L’une d’elles, Ovadis, est située dans le Nord, à Saint-Omer, et emploie cinquante personnes. Elle commercialise des fournitures pour l’agriculture et fait du commerce de céréales. En échange de cinquante mille euros, le P.D.G propose à son fils de remplacer la directrice des ressources humaines, qui est en arrêt-maladie. Sa mission consiste à mettre en place le plan social : il doit licencier quinze personnes. Dès sa prise de fonction, Diego découvre qu’il n’a aucune latitude de négociation. Il ne peut pas dépasser le cadre du minimum imposé par la loi.

Diego reçoit les salariés visés par la restructuration. Immédiatement, il se sent mal à l’aise dans son rôle de liquidateur. Il mesure les conséquences de sa mission et comprend qu’elle consiste à briser des vies. Celui, qui au début du livre, est doté de beaucoup de cynisme, montre que son égoïsme possède des limites. Il cherche des solutions plus acceptables pour sa morale. Son empathie l’entraîne sur un pan œdipien : la psychologie ne dit-elle pas qu’il faut tuer le père pour exister ?

Crédit illimité est un Service Presse que j’ai reçu par surprise. Au départ, je n’étais pas attirée par ce roman. J’étais pleine de préjugés envers la plume de l’auteur, persuadée que ses livres n’étaient pas pour moi. C’est avec méfiance que j’ai commencé ma lecture, relevant certains éléments, qui semblaient confirmer mon intuition. Subrepticement, j’ai senti que mes à priori s’effaçaient au profit du plaisir. Diego me surprenait, m’intriguait et devenait de plus en plus sympathique à mes yeux. J’ai aimé ce décalage entre son individualisme du début et son attention aux autres. Il n’a, certainement pas, choisi la meilleure voie pour aligner ses intérêts personnels et ceux de qui il était chargé de détruire l’existence, pourtant, j’ai été amusée par le machiavélisme et l’intelligence de son plan. J’ai applaudi le génie et j’ai été touchée, malgré moi, par l’objectif. Enfin, je me suis surprise à dévorer ce roman, de manière frénétique et avec jubilation.

Je remercie sincèrement les Éditions Au Diable Vauvert et l’agence Gilles Paris pour ce service presse.

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