Brume rouge, Nicolas Feuz

Brume rouge
Nicolas Feuz
Editions Slatkine & Cie

Quatrième de couverture

Qui veut tuer Greta Thunberg ?

Entre Paris et Neuchâtel, un serial-killer pulvérise à l’arme lourde toutes les jeunes filles qui se prénomment Greta. Très vite, on l’identifie. Le problème, c’est qu’il est mort depuis vingt ans.
Un assassin fantôme.

Une fable écologique aussi violente qu’efficace. Nicolas Feuz au sommet de son art.

Mon avis

« S’il y avait une chose que Matthias Holder ne supportait pas, c’était d’entendre pleurer un bébé. » (p. 11) Par contre, tuer un nourrisson au fusil à pompe, il le fait sans aucune émotion. Assassiner une petite fille, dans une gare, ne lui pose aucun problème de conscience. Bien au contraire. Il est déterminé à supprimer de la terre le plus grand nombre de personnes prénommées Greta. Puisqu’il ne peut atteindre sa véritable cible, celle à qui sa haine est entièrement dédiée, Greta Thunberg, il s’attaque à celles qui portent son prénom. Il ne supporte pas les discours écologiques, déclamés en employant des technologies polluantes. Il prend un malin plaisir à utiliser les énergies fossiles et jouit de son combat climato-sceptique.

L’identité de Matthias Holder est très vite découverte. Le problème est qu’il est mort depuis vingt ans. Aussi, chaque piste conduit l’équipe du procureur Jemsen dans une impasse. Qui commet ces actes effroyables ? Les scènes de crime sont horribles, à cela s’ajoute l’âge des victimes et leur innocence. L’Histoire révèle que plusieurs personnes sont responsables de l’éveil de la monstruosité du tueur.

Je n’ai pas lu les tomes précédents de cette série, cependant, cela ne m’a pas gênée. J’ai aimé que l’auteur me fasse comprendre que le procureur Jemsen a vécu des aventures terribles, sans m’en dévoiler leur teneur. Ainsi, je vais pouvoir lire les opus précédents, puisque je me suis attachée à ce personnage et à celle qui veille sur lui : Flavie, sa greffière.

Ce suspense m’a torturé les méninges. J’ai fini par approcher, partiellement, de la vérité. Je n’ai deviné qu’un petit noyau alors que les ramifications sont nombreuses et surprenantes. J’avais une idée de l’essence, mais je l’ai tordue dans un sens, puis dans un autre, sans jamais réussir, réellement, à lui faire prendre forme. Brume rouge m’a remuée. En effet, même si je pense que le passé ne constitue pas une justification de l’horreur, j’ai été ébranlée par les actes indicibles qui ont créé un monstre. Certains passages sont douloureux et révoltants. Nicolas Feuz explore un grand pan de la perversité et de la maltraitance. Enfin, Brume rouge interroge sur nos gestes quotidiens au sujet du climat. Pour se faire entendre, pour alerter, même les plus alarmistes au sujet de notre planète, tous agissent en contradiction avec les discours.

J’ai adoré Brume rouge et je remercie sincèrement Elisa des Éditions Slatkine & Cie pour ce service presse.

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