Le grand monde, Pierre Lemaitre

Le grand monde

Pierre Lemaitre

Editions Calmann-Lévy

Quatrième de couverture

La famille Pelletier.


Trois histoires d’amour, un lanceur d’alerte, une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé, un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible. Et quelques meurtres.


Les romans de Pierre Lemaitre ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Après sa remarquable fresque de l’entre-deux-guerres, il nous propose aujourd’hui une plongée mouvementée et jubilatoire dans les Trente Glorieuses.

Mon avis

Beyrouth, mars 1948. En procession, la famille Pelletier emprunte l’avenue de Français. Tous les ans, le « pèlerinage Pelletier », à la gloire de la savonnerie, fondée par Louis (le patriarche), se déroule le premier dimanche de mars. Aucun des enfants n’est exempté. Jean qui vit en France, avec son épouse, Geneviève, a été forcé de faire le voyage. Le départ de ses deux frères est programmé après cette tradition familiale. Cette année, la procession ressemble à un cortège funèbre, en raison du masque de douleur qui étreint le visage de Mme Pelletier. Deux de ses fils quittent la maison : le premier, François, va étudier à Paris ; le deuxième, Étienne, s’exile en Indochine ; seule sa fille, Hélène, reste au Liban, mais elle exprime des envies d’indépendance qui présagent un envol prochain. Louis Pelletier est fier de son entreprise. Il aurait aimé la transmettre à Jean, son aîné, qui s’est révélé incompétent.

Les destins des quatre enfants s’entremêlent avant d’être rejoints, par celui des parents. L’un recherche l’être aimé dans un pays hostile, l’autre cherche à percer professionnellement, le troisième extériorise son mal-être d’une manière singulière, la dernière cherche sa place. Des scandales qui salissent la France, des tortures, des humiliations, de l’amour, du journalisme, des roublardises, du danger, un meurtrier qui provoque des sentiments de pitié, de l’espoir, de la survie, de l’opportunisme, des joies, du chagrin, des trahisons, un pays qui recherche ses lumières, un autre qui se détruit, des révélations, une conversion professionnelle surprenante, une idole loufoque, du suspense, de la répartie, de la corruption, des drames, des arrangements avec la vérité, de la passion sont quelques-uns des éléments qui constituent cette fresque ensorcelante et tumultueuse.

Du Liban à l’Indochine, en s’attardant en France, cette saga mêle le rocambolesque au sérieux, le romanesque à l’historique, le sociétal au quotidien, le sensationnel à l’anodin, la famille à l’universalité, la paix à la guerre. C’est incandescent, poignant, amusant, émouvant, révoltant : ça tourbillonne. Nous sommes enivrés par les évènements, happés par les aventures des protagonistes, émus par leurs peines, égayés, mais aussi scandalisés par leurs péripéties, attendris par leurs faiblesses et surtout admiratifs de la précision de leurs portraits et des rebondissements qui n’ont de cesse de nous surprendre. J’ai eu un immense coup de cœur pour Le grand monde, le premier tome de la nouvelle saga de Pierre Lemaitre.

Je remercie sincèrement Doriane des Éditions Calmann-Lévy pour ce service presse.

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