Mon Antonia, Willa Cather

Mon Antonia

Willa Cather

Editions de l’Archipel

Collection Archipoche

Quatrième de couverture

« Nul classique de la littérature américaine n’est aussi vrai, chaleureux et humain.» H.L Mencken

Jeune immigrée venue de Bohême avec sa soeur et ses parents, Antonia a grandi à Black Hawk, dans le Nebraska. Mais, au lieu de la belle ferme blanche de leurs rêves, c’est une pauvre maison en terre, battue par les vents et cernée de terres ingrates, qui leur a tenu lieu de foyer.


Existence rude et pourtant joyeuse, grâce à l’affection fraternelle de Jim Burden, un orphelin de Virginie installé avec ses grands-parents dans la ferme voisine. C’est lui qui lui apprend l’anglais, l’aide à surmonter le suicide de son père. Lui encore qui la tirera d’un très mauvais pas lorsqu’elle trouvera en ville une place de gouvernante…


Des années plus tard, désormais avocat pour une grande compagnie ferroviaire, Jim se rappelle avec émotion leur jeunesse aventureuse et entreprend de ressusciter leur passé.
La jeune fille qu’il a connue, devenue femme, devient dans son regard une héroïne de la conquête de l’Ouest.


Le chef-d’oeuvre de Willa Cather déploie les vastes horizons du Midwest en une fresque où souffle l’esprit des pionniers.

Mon avis

A la mort de ses parents, alors qu’il est âgé de dix ans, Jim Burden est envoyé chez ses grands-parents. Il traverse « l’immense plaine centrale de l’Amérique du Nord » en train, accompagné d’un valet de son père. Le chef de train lui apprend qu’une famille d’immigrants effectue le même voyage que lui. Il lui indique que la fille est un peu plus âgée que lui, qu’elle a de très beaux yeux et qu’elle est la seule à prononcer des mots anglais. Elle ne fait que répéter : « Nous aller Black Hawk, Nebraska ». C’est la première fois que Jim entend parler de celle qui deviendra sa voisine et son amie : Antonia.

Antonia et Jim grandissent ensemble. Lui, il lui apprend l’anglais et elle, elle lui fait connaître la culture tchèque. Ils partagent les tâches et les jeux, ils se disputent, ils se réconcilient. Jim est un pilier pour Antonia. Quant à ses grands-parents, ils sont un véritable soutien pour la famille d’immigrés, même quand les attitudes de la maman les sidèrent. Ils ont le cœur sous la main. Hélas, le papa d’Antonia ne supporte pas cette nouvelle existence, loin de ses racines. Une fois encore, Jim entoure son amie d’affection. Il est toujours présent pour elle, même lorsqu’il lui en veut. Antonia reste, à jamais, son amour d’enfance ; ce sentiment n’est jamais été exprimé, ni même conscient, elle est Son Antonia.

Trois décennies plus tard, Jim est devenu « conseiller juridique de l’une des grandes compagnies ferroviaires de l’Ouest ». Pendant ses voyages, il note ses souvenirs au sujet de celle avec qui l’histoire a, justement, débuté dans un train. Il confie son histoire à Willa Cather, qui a, elle aussi, connu Antonia. Ce livre a été publié en 1918, aux Etats-Unis, et édité pour la première fois, en France, en 1967.

Jim est issu d’un milieu aisé, alors que les Shimerda ne possèdent plus rien. Ils ont tout perdu pendant leur exil. L’orphelin prend, immédiatement, la petite immigrée sous sa protection, alors qu’elle est plus âgée que lui. Il recherche son admiration, il désire la rendre heureuse. Il est, aussi, avide de comprendre ceux qui l’entourent. Il est curieux des autres cultures, il accepte les autres, avec leurs différences, qu’il considère comme des richesses. La vie est difficile, dans les grandes plaines, pourtant, c’est une sensation de douceur et d’apaisement qu’offre ce livre. En effet, Jim a un caractère tendre et respectueux. Il m’a beaucoup touchée. Malgré cette nature emplie de bonté, il est lucide et il fait aussi part des énervements que la famille voisine provoque en lui.

Mon Antonia est une grande fresque sur l’installation des pionniers à la fin du XIXe siècle, en Amérique. En déroulant le passé qui l’unit à Antonia, Jim se raconte, car tous ses souvenirs sont liés à la jeune fille. Sa vie s’est construite autour d’elle, ou à côté d’elle. Qu’elle soit présente ou non physiquement, elle n’a jamais quitté ses pensées. Son histoire est empreinte d’une mélancolie qu’on aime chérir. J’ai adoré Mon Antonia. C’est un récit rempli de réalité, d’hommes et de femmes et courage.

Je remercie sincèrement Mylène des Éditions de L’Archipel pour ce service presse.

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