La Demoiselle, Marie de Palet

La Demoiselle

Marie de Palet

Editions de Borée

Collection Les Éternels

Quatrième de couverture

Sur ce causse écarté de la région de Mende, l’hiver isole de longs mois la ferme de Chaumette. L’été, il faut lutter contre la sécheresse. Sur ce plateau désolé vit, avec valets et servantes, la famille Combres, des paysans aisés. À l’orée du XXe siècle, la ferme fête le retour de Claire, la « Demoiselle », partie étudier dans un pensionnat religieux de la ville depuis quatre années. Cependant, pour Claire, ce retour sur le causse est teinté de tristesse : elle regrette la vallée pleine de bruits et de rire. Sa vie s’éclaire lors du carnaval où elle rencontre Louis, un géant blond aux moustaches tendres et irrésistibles. C’est alors qu’arrive du Midi Delphine, sa belle cousine, dont les parents viennent de périr dans un accident…

Mon avis

Après quatre années de pensionnat religieux, Claire est de retour à la ferme de Chaumettes, dans le Causse. Âgée de dix-huit ans, elle est la fille de paysans aisés, qui emploient des servantes, des valets et des journaliers. Son frère est fiancé à sa meilleure amie, alors qu’elle, elle attend « le mari que [voudront] bien lui présenter ses parents », même si elle espère bien choisir elle-même son époux. Le soir du Carnaval, elle est attirée par un jeune homme inconnu. Elle se confie à son amie, Émilie, qui lui apprend qu’il s’appelle Louis. Elle le revoit et commence à rêver d’amour. Cependant, la vie de la famille Caumes est bouleversée par une lettre : la tante de Claire, qu’elle n’a jamais connue, est décédée dans un accident, laissant une fille de son âge. Delphine, la belle cousine, s’installe alors aux Chaumettes. Hélas, son arrivée sème la zizanie, en raison de sa personnalité.

Marie de Palet décrit la vie dans les campagnes, à la fin du XIXe siècle, à travers le destin de fermiers aisés. Ils sont courageux, ils ne ménagent pas leur peine et sont des patrons appréciés. J’ai aimé l’angle choisi par l’auteure pour parler du travail de la terre. Claire est très attachée aux paysages de son enfance, mais elle est, également, attirée par l’animation de la ville, où elle a fait ses études. Elle est devenue « La Demoiselle ».

Claire accueille sa cousine, avec générosité. Elle est la première à lui ouvrir les bras, elle ne la juge pas à travers le passé de sa mère. Malheureusement, elle déchante vite, face au comportement manipulateur de l’orpheline. Sa souffrance la pousse à des décisions hâtives. J’ai été touchée par sa candeur et par sa gentillesse. J’ai regretté que sa naïveté l’oblige à des choix malheureux, j’ai espéré qu’elle se révolte et qu’elle s’affirme. J’ai aimé sa sincérité et j’ai souhaité que la vie lui sourie. Le récit est doux, cependant, il est émaillé de péripéties et de rebondissements. J’ai adoré ce roman consacré aux relations familiales, amoureuses, amicales, toxiques ou harmonieuses.

Je remercie sincèrement Virginie des Éditions de Borée pour ce service presse.

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