Au bonheur de ces dames, Émilie Bertrand

Au bonheur de ces dames

Émilie Bertrand

Editions Kiwi

Quatrième de couverture

Claudine de Lavallière n’a jamais quitté le milieu bourgeois dans lequel elle a grandi. Elle a 70 ans lorsque son époux décède : elle réalise alors qu’elle a passé sa vie à obéir aux choix des autres, notamment ceux des hommes, tout en se pliant aux convenances de la petite bourgeoisie. Elle décide donc de réaménager sa maison pour y accueillir des femmes de tous horizons et de tous âges. Ensemble, dans cette drôle d’auberge espagnole revisitée, elles apprennent à se connaître et à déconstruire des cheminements de pensées, qu’ils soient un héritage familial ou sociétal, en allant à l’encontre de leur nature profonde. En découvrant ces femmes et leurs parcours singuliers, Claudine apprend à croquer la vie à pleines dents, mais parvient aussi à se libérer du poids du passé. Un roman qui célèbre la sororité et la liberté !

Mon avis

Claudine de Lavallière a toujours respecté les règles de son milieu. Elle est née dans une famille bourgeoise, puis elle a épousé un riche industriel. Âgée de soixante-dix ans, elle est veuve depuis un an. Le soir de son anniversaire, elle décide de tout envoyer promener et de reprendre les rênes de son existence. Elle a l’impression de ne jamais avoir été elle-même, d’avoir été prisonnière des convenances. Elle est persuadée qu’elle aurait « pu utiliser cette vie, en participant au bonheur des autres. » (p. 31). Elle transforme sa maison en résidence pour femmes et fait passer des entretiens aux futures locataires. Sa propriété, La Cressonière, devient une auberge espagnole. Ses locataires sont une enseignante, des musiciennes, une sdf et Viviane, qui travaille pour elle, depuis trente ans. Les enfants de Claudine sont indignés par ce que leur mère fait de leur patrimoine.

Les résidentes apprennent à se connaître, à s’accepter, malgré leurs différences et les tensions. Claudine, quant à elle, s’emploie à briser les chaînes qu’elle subit depuis l’enfance, elle va à la rencontre d’elle-même et de ses désirs. Hélas, son projet dérange : un corbeau est déterminé à y mettre fin. L’entraide féminine est très forte, mais survivra-t-elle à cet élément venu du passé ? Les masques tombent et le tableau prend une forme différente. L’atmosphère de douceur se transforme en quête de sincérité.

Dans ce roman choral, chaque personnage s’exprime dans un chapitre différent. Le fait de passer de l’un à l’autre rend la lecture dynamique et permet d’avoir une vision d’ensemble. Avant de commencer ce livre, j’avais imaginé un livre sur le féminisme et le combat de nos ancêtres pour le droit des femmes. En réalité, l’intrigue se déroule à notre époque et elle montre que certaines femmes sont toujours enfermées dans un carcan, au nom des conventions. Claudine a attendu d’avoir soixante-dix ans pour écouter ses envies. Son besoin de liberté n’est pas entendu par ses enfants, qui ont reçu la même éducation qu’elle. Saura-t-elle se débarrasser des entraves et écouter sa féminité, ainsi que son cœur ?

Au bonheur de ces dames est un feel-good sympathique et je remercie sincèrement Elya pour ce service presse.

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