Journal d’une adoption au poil… ou presque ! Caroline Canac

Journal d’une adoption au poil… ou presque !

Caroline Canac

Auto-éditée

Quatrième de couverture

Jeune quadra surmenée un brin idéaliste, Alice pensait qu’il ne lui manquait plus qu’un chien pour incarner une famille au complet. C’était sans imaginer qu’Asko, la boule de poils traumatisée par son passé, allait enchaîner les fi-askos! D’une rencontre coup de foudre au refuge canin aux journées cauchemardesques à la maison, cette histoire vraie décrit avec humour un chemin initiatique sans fard ni tabou, désopilant et émouvant, où chacun prend le temps de s’apprivoiser et s’adapter.

L’auteure

Praticienne en hypnose et passionnée par la psychologie, Caroline Canac déteste les clichés, les maisons témoins et les langues de bois. Un brin philosophe, elle s’adresse à tous les amoureux inconditionnels des animaux et questionne avec éthique le rapport entre l’homme et l’animal dans son premier roman humoristique Journal d’une adoption au poil… ou presque ! illustré par Marie-Anne Abesdris.

Mon avis

Alice est mariée, a deux enfants et deux chats. Sa fille, Héloïse, âgée de dix ans, désire avoir un chien. La mère de famille surmenée accède à la demande de son enfant… au bout de cinq ans. Hélas, cette adoption n’est pas préparée. Alice a peur des chiens, elle a des idées préconçues sur le chien idéal et Marc, son époux, n’adhère pas à ce projet. Elle visite plusieurs refuges et a le coup de foudre pour Asko, un malheureux qui, avant d’être recueilli, n’a connu que le pire de l’humain.

Les critères d’Alice sont très restrictifs : elle veut un chien qui ne perd pas de poils, qui ramène la balle, qui n’aboie pas, qui fait toujours ses besoins au même endroit, qui ne fait pas de dégâts, qui ne lèche pas, etc. Asko, quant à lui, use de son stratagème anti-adoption : « ne pas bouger, ne pas lécher, ne pas être joyeux » (p. 35), montrer de l’angoisse, etc. Ses copains de chenil et lui ont déjà testé cette méthode infaillible, hélas, il ne fonctionne pas sur « la rousse ». Journal d’une adoption au poil… ou presque est, en réalité, « le Journal de Bridget-Dog » (p. 19).

Le coup de cœur d’Alice pour Asko se transforme en cauchemar. C’est un « Fi-asko ». Celui qu’elle appelle son petit renard ne correspond pas à ses attentes et perturbe son quotidien. Les hurlements des premières nuits, le casse-tête des vacances, les peurs du petit bonhomme, l’énervement face à l’aspirateur à crottes, Alice n’en peut plus et ne cache ni son exaspération, ni son désarroi. Ses réactions sont, parfois, surprenantes, décalées, voire inappropriées, pourtant, nous ne lui en voulons pas, car elle se remet en cause. Elle consulte des professionnels, elle demande de l’aide et elle réfléchit aux solutions possibles. Elle est touchante, car elle ne prend pas de décision hâtive, sans envisager les conséquences pour Asko. C’est ainsi qu’ils pourront se comprendre.

Asko intervient dans l’histoire et ses pensées sont bouleversantes. Ce petit bout a connu le malheur et il est désappointé par le fonctionnement de sa nouvelle famille. Certains de ses désirs m’ont énormément émue. J’avais envie de le rassurer et de communiquer sa peine à Alice, afin qu’elle agisse différemment.

Si vous avez des animaux, ce livre risque de vous rappeler des souvenirs et si vous envisagez d’en adopter, il vous avertira de ce qui vous attend. J’ai, évidemment, pensé à mon petit Valmy, qui souffrait d’anxiété de séparation et qui a détruit une grande partie de notre maison. J’ai comparé la relation d’Alice et Asko à celle que j’ai connue avec Poupie, au début. En effet, Poupie, me mordait, me griffait, m’attaquait, pourtant, j’étais celle avec qui elle était la plus câline. Dès que j’étais seule avec elle, elle grimpait sur la télévision pour la faire tomber (encore maintenant, je n’ouvre pas les portes du meuble, si elle ne dort pas et que je suis seule dans la pièce).

Comme Alice, je cherchais des explications à son comportement et je tentais de la comprendre. J’avais bien spécifié que je voulais un chat qui ne sortait pas ; je ne voulais pas qu’il soit malheureux chez moi. Un an après son adoption, j’ai appris que, quand elle n’avait pas deux mois, elle faisait le tour du village avec sa mère. Aussi, malgré ma peur, j’ai accepté de la laisser se promener. Grâce aux conseils de Livrement Ka, je l’ai équipée d’un GPS Weenect.

Poupie est en liberté surveillée. Dès qu’elle approche de la route, je vais la chercher. Depuis, ce n’est plus le même chat : la tendresse a remplacé les griffures. Quant à Voyou et Bébé, les seuls que j’avais adoptés en refuge, l’adaptation avait été immédiate. Évidemment, quand on accueille un animal, on vérifie que l’on peut s’en occuper, mais nous ne savons pas toujours ce qui nous attend. N’est-ce pas Alice ?

Caroline Canac décrit les catastrophes qui découlent de la mauvaise interprétation des besoins de nos animaux. Bien que le message passe, le ton utilisé provoque des éclats de rire. La narratrice utilise des images désopilantes pour relater ses galères et le fonctionnement de son cerveau. Le récit est humoristique, l’attendrissement et l’amusement sont entremêlés. Malgré sa naïveté, Alice est touchante et Asko est émouvant. Je ne vous cache pas que ce roman donne envie d’offrir sa chance à un compagnon à quatre pattes, aussi, j’ai aimé que Caroline Canac rappelle que cela doit être une décision réfléchie et familiale et que les animaux sont des êtres sensibles. J’ai aussi apprécié, qu’à la fin du roman, Céline Ravenet, « responsable du Refuge d’Hermeray, pendant plus de 15 ans et 33 ans d’expérience professionnelle dans les refuges » (p. 214) indique les éléments importants à considérer avant une adoption.

J’ai adoré Journal d’une adoption au poil… ou presque !

Je remercie sincèrement Caroline Canac et le site Simplement Pro pour ce service presse.

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