La chair de sa chair, Claire Favan

La chair de sa chair

Claire Favan

Editions HarperCollins France

Quatrième de couverture

Moira O’Donnell c’est, derrière le feu des boucles rousses et l’énergie inépuisable, une femme qui lutte pour garder la tête hors de l’eau.
C’est une vie d’adulte démarrée trop tôt.
Ce sont trois gamins livrés à eux-mêmes et autant de boulots cumulés pour les nourrir.
Ce sont des pères absents : le premier, incarcéré le plus longtemps possible, croit-elle, et le second, suicidé.
C’est une culpabilité sans fin.
Moira O’Donnell, c’est la solitude d’une mère de famille dure au mal qui se bat, tombe et renaît. Pour ses enfants. Et avec eux. À la vie, à la mort.
Chaque semaine, elle achète un ticket de loterie en rêvant à une vie meilleure. Mais les services sociaux ont d’autres projets pour elle… Et un problème n’arrivant jamais seul, l’équilibre précaire qu’elle pensait avoir créé vire bientôt à la tragédie.

Mon avis rapide

Moira paye durement les mauvais choix qu’elle a faits dans sa vie. Le père de son fils aîné est incarcéré et elle vit dans la crainte de sa sortie ; celui de ses plus jeunes enfants, s’est suicidé. L’un d’eux est malade et a besoin de soins coûteux. Moira cumule les emplois pour entretenir sa famille. Les enfants sont souvent livrés à eux-mêmes, ce qui attire l’attention des services sociaux. Prise dans un engrenage, l’existence de Moira s’effondre. Elle est confrontée à l’horreur. Alors qu’elle tente de surnager et d’enfouir les tragédies, une rencontre la force à affronter l’indicible.

La chair de sa chair est un suspense psychologique très noir. En effet, il propose une réflexion sur les maladies psychiatriques et sur la responsabilité pénale. Il montre que la culpabilité ne se détermine pas toujours par les faits. C’est un roman qui remue en raison de l’identité des victimes et des coupables. C’est une plongée horrifique dans la psyché, qui remue, puisqu’elle est contraire à nos sentiments primaires.

J’ai deviné assez rapidement ce que nous cachaient les faits, pourtant mon intérêt ne s’est pas émoussé, car je désirais comprendre les circonstances et les raisons, mais aussi comment de telles situations pouvaient se produire. J’ai été captivée par l’approche psychologique des personnages et des évènements. En effet, Claire Favan offre une immersion dans le foyer détruit, mais aussi dans l’esprit d’un psychiatre, prêt à tout pour découvrir la vérité et l’origine du mal. Enfin, j’ai été bousculée par ce que l’auteure nous apprend sur la justice pénale des États-Unis. Ces éléments provoquent un mal-être, nous ne savons plus comment nous positionner, notre cœur se déchire entre plusieurs sentiments, renforcés par le lien des protagonistes avec Moira : la chair de sa chair.

J’ai énormément aimé cette exploration des liens familiaux.

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