L’énigmatique Madame Dixon, Alexandra Andrews

L’énigmatique Madame Dixon

Alexandra Andrews

Editions Les Escales

Traduction de Isabelle Maillet

Quatrième de couverture

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour vivre la vie dont vous avez toujours rêvé ? C’est la question que pose ce thriller psychologique élégant et vicieusement divertissant. 

Florence Darrow veut être écrivaine. Ou plutôt : Florence Darrow sera écrivaine, elle en est persuadée. Chose plus simple à dire qu’à faire, et Florence peine à trouver sa place dans le monde de l’édition new-yorkaise. Quand on lui propose de devenir la nouvelle assistante de madame Dixon, l’autrice de Mississipi Foxtrot, le best-seller de l’année, elle saute sur l’occasion.
Seul petit détail, Madame Dixon refuse toute publicité, Dixon est un pseudonyme et elle garde jalousement sa vraie identité. En acceptant ce poste, Florence devra se plier à toutes ses exigences, comme vivre isolée dans sa maison à la campagne et ne révéler à personne pour qui elle travaille.

La collaboration se passe bien, Florence est avide d’apprendre les ficelles du métier. Elle va même accompagner la romancière en voyage au Maroc pour travailler sur son futur roman. Là-bas tout semble parfait : balades sur la plage, couchers de soleil magnifiques, soirées entières passées à discuter en buvant du whisky… Mais le rêve tourne au cauchemar quand Florence se réveille un matin dans un lit d’hôpital. Elle a apparemment survécu de peu à un accident de voiture dont elle n’a que très peu de souvenirs.
Qu’a-t-il pu lui arriver ? Où est donc passée madame Dixon, qui était dans la voiture avec elle ? Très vite, elle prend conscience qu’au lieu de rester dans l’ombre de la célèbre écrivaine, elle pourrait profiter de cette disparition pour se glisser dans la peau de l’énigmatique madame Dixon. Et pourquoi pas lui emprunter son fameux pseudonyme…

Mon avis

Florence Darrow travaille dans l’édition et rêve d’être publiée elle aussi. L’ambition lui fait commettre une erreur et elle est licenciée. Elle parvient à rebondir : elle devient l’assistante de l’auteure d’un best-seller, qui écrit sous pseudonyme. Connue de tous, sous le nom de Maud Dixon, personne ne sait si elle est une femme ou un homme. La mission est secrète, Florence doit accepter un trou dans son C.V. et ne pas dire où elle est. Les deux femmes vivent isolées à la campagne et Florence est persuadée que cela va l’aider à écrire son livre. Un jour, la romancière lui annonce que, pour son nouveau roman, elle doit faire des recherches au Maroc et elle lui propose de l’accompagner. 

Dans le prologue, nous découvrons que Florence se réveille dans un lit d’hôpital. La police marocaine l’informe qu’elle a eu un accident de voiture. Elle n’a aucun souvenir. Elle décide alors de profiter des circonstances. Hélas, les rêves sont, parfois, plus dangereux que la réalité. Enferrée dans une spirale, la jeune fille est dépassée par ses mensonges. Les regrets deviennent plus grands que les espoirs.

La première partie dessine le portrait de Florence. Les deux suivantes décrivent la collaboration entre l’écrivaine affirmée et l’aspirante-écrivain, ainsi que la relation qui s’établit entre elles. La suite rebat les cartes… plusieurs fois. Qui mène le jeu ? Quelles sont les règles ? Ces dernières changent au fil des pages, nos certitudes vacillent, puis s’effondrent. La table de jeu se modifie, à mesure que les évènements se déroulent, et nous ne savons plus quelle est la pièce maîtresse. Même nos valeurs perdent leur essence : les frontières entre le bien et le mal et celles entre le mensonge et la vérité, sont de plus en plus ténues. Reste le choix entre deux maux : mais n’est-il déjà pas trop tard ? 

Dès le début de l’histoire, la tension est présente, sans que l’on puisse identifier son origine. Plus les jours passent, plus elle prend de l’épaisseur. En effet, le déroulement de l’intrigue obscurcit les faits et notre jugement. Dans ce suspense millimétré, j’ai aussi beaucoup aimé l’humour : les dialogues, mais aussi les rebondissements, contiennent beaucoup de cynisme. Alexandra Andrews nous malmène et nous pousse dans des retranchements que nous n’avions pas anticipés. J’ai adoré ce thriller psychologique.

Je remercie sincèrement Anne des Éditions Les Escales pour ce service presse.

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