Les amants de Key West, Priscilla Oliveras

Les amants de Key West

Priscilla Oliveras

Editions de l’Archipel

Quatrième de couverture

Le nouveau roman de Priscilla Oliveras, auteure de Sous le soleil de Key West.

Photographe de renom, Alejandro n’avait pas revu sa ville natale de Key West, en Floride, depuis douze ans. Mais, après un grave accident, le voilà contraint d’y retourner.

Sur place, il retrouve son envahissante famille d’origine cubaine – son père, notamment, qui ne lui a jamais pardonné d’avoir « abandonné » les siens –, ses amis d’enfance et surtout Anamaría, son amour de jeunesse…

Depuis, la jeune femme a fait de son entreprise de fitness une affaire florissante grâce à l’aide de Sara, fiancée de son frère Luis et influenceuse sur les réseaux sociaux.

Alejandro et Anamaría ne se sont jamais pardonné leur rupture. Aussi les retrouvailles entre les deux anciens amants s’annoncent électriques…

Mon avis

Cela fait douze ans qu’Alejandro n’est pas revenu à Key West. Partir était le seul moyen de vivre de sa passion. A l’époque, son père l’a menacé de le bannir s’il ne reprenait pas le restaurant familial. Victor estimait que ne pas faire perdurer l’établissement était un affront envers la mémoire de son propre père qui, pour sauver ses enfants, avait fait quitter Cuba à ses enfants. Mais Alejandro rêvait de photo, pas de cuisine. Il s’est alors envolé pour l’Espagne et depuis, il mène une brillante carrière de photographe à travers le monde. Il prend tous les risques pour prendre le plus beau cliché. C’est la raison de son retour à Key West : son genou est immobilisé après une chute vertigineuse. Accueilli chaleureusement par sa mère, il est reçu avec froideur par son père. Ce dernier ne lui a toujours pas pardonné.

C’est aussi la première fois qu’Alejandro revoit Anamaría, son amour de jeunesse. Ils ne sont pas parlé depuis leur rupture. Lui est blessé qu’elle ne l’ait pas suivi, à l’époque. Elle, elle lui en veut de ne pas avoir compris que sa vie était à Key West, auprès de sa famille. Leur histoire a un goût d’inachevé. Tous deux ont souffert et ils conservent de la rancœur. Mais leurs mamas cubaines ne l’entendent pas ainsi et elles multiplient les coups tordus pour provoquer les rencontres entre les anciens amoureux. Ces derniers sont obligés de s’unir pour déjouer les stratagèmes maternels. La situation est difficile pour eux, car l’attirance et les sentiments ne sont pas éteints, malgré la rancune.

Les manigances des mamans et les quiproquos pour cacher les émotions provoquent des situations amusantes. Cependant, comme dans Sous le soleil de Key West, l’auteure aborde des sujets profonds.

Alejandro souffre du rejet de son père : il est renié parce que ses rêves sont différents des attentes paternelles. Pour Victor, le restaurant représente la mémoire de la famille Miranda, il considère que ne pas vouloir de cet héritage est un affront à l’Histoire des Cubains qui ont quitté leur île, pour vivre en liberté. La transmission devient un poids. Pourtant, Alejandro ne balaie pas l’Histoire du peuple cubain qui a souffert sous Castro ; au contraire : il lui rend hommage d’une magnifique façon. Il suffit d’accepter d’ouvrir les yeux pour découvrir le respect qu’il porte à ses racines.

J’ai aussi adoré la romance qui ne demande qu’à se raviver entre Alejandro et Anamaría. Hélas, tous deux ont des projets de vie différents. L’une veut rester près des siens, elle a peur de s’éloigner depuis que son père a été victime d’un infarctus dont il s’est, heureusement, remis ; l’autre veut fuir le carcan familial, il souffre beaucoup trop de l’indifférence glaciale de son père. Ils sont faits l’un pour l’autre, mais les blessures du passé, mêlées à leurs aspirations opposées, les empêchent de se l’avouer. Mais, nous, lecteurs, nous espérons qu’ils réalisent combien leur amour est merveilleux. J’ai aimé la nostalgie qui entoure leurs échanges, lorsqu’ils évoquent leurs souvenirs.

Anamaría est la petite sœur adorable de Luis, un personnage principal de Sous le soleil de Key West. Il n’est pas indispensable d’avoir lu, pour s’immerger dans Les amants de Key West. En effet, le premier opus concernait l’idylle entre Luis et Sara, alors que le deuxième est consacré à Alejandro et à la pétillante Anamaría. J’avais aimé le livre précédent, mon seul bémol était que la sensualité était plus présente que nécessaire. Or, dans ce nouveau tome, je n’ai absolument pas eu ce sentiment.

J’ai adoré Les amants de Key West, qui m’a amusée et émue.

Je remercie sincèrement Mylène des Éditions de l’Archipel pour ce service presse.

De la même auteure

Les amants de Key West

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s