Je revenais des autres, Melissa Da Costa

Je revenais des autres

Melissa Da Costa

Editions Albin Michel

Quatrième de couverture

Philippe a quarante ans, est directeur commercial, marié et père de deux enfants. Ambre a vingt ans, n’est rien et n’a personne. Sauf lui.
Quand submergée par le vide de sa vie, elle essaie de mourir, Philippe l’envoie loin, dans un village de montagne, pour qu’elle se reconstruise, qu’elle apprenne à vivre sans lui. Pour sauver sa famille aussi.
Je revenais des autres est l’histoire d’un nouveau départ. Le feuilleton d’un hôtel où vit une bande de saisonniers tous un peu abîmés par la vie. Le récit de leurs amitiés, doutes, colères, rancœurs, amours aussi.
Le roman des autres, ceux qu’on laisse entrer dans sa vie, ceux qui nous détruisent mais surtout ceux qui nous guérissent.

Mon avis

Philippe a quarante ans, est marié et a deux enfants. Ambre a vingt ans et elle est amoureuse de lui. Elle a quitté sa famille et vit dans un appartement que son amant loue pour elle, près de son domicile conjugal. La jeune fille n’a plus que lui, les heures défilent dans l’attente de ses visites. Un soir, elle l’observe, par la fenêtre de chez lui : elle voit l’épouse, elle surprend les gestes tendres et elle souffre. Le lendemain, lorsque Philippe pénètre dans la garçonnière, après l’avoir avertie de son arrivée, elle lui offre « son grand final. Un tableau immobile de rouge et blanc qu’il avait gâché avec sa panique faible et geignarde. » (p. 23) Ambre s’est ouvert les veines.

Après sa sortie de l’hôpital, Philippe emmène la jeune fille dans les Hautes-Alpes, à Arvieux, où des amis à lui tiennent un hôtel-restaurant. Il l’a présentée comme la fille d’un collègue et ils ont accepté de l’employer en tant que serveuse saisonnière. À Ambre, il dit que cela va lui permettre de se ressourcer et d’apprendre à vivre sans lui… elle comprend qu’il veut sauver son mariage. Cependant, il lui promet de lui téléphoner chaque semaine.

Alors qu’elle attend ses appels, elle commence à revivre auprès des autres salariés. Elle découvre que l’on ne devient pas saisonnier par hasard. Tous portent une blessure et tentent de se réparer. L’une est seule avec son bébé, l’un est un tombeur invétéré, l’autre a vécu un rejet en raison de ses choix amoureux, celui-là est silencieux et taciturne. Ambre attend Philippe. Surtout, elle découvre la vie en communauté. Amitiés, soirées, disputes, confidences, Ambre, secrète et un peu « sauvage », apprend à s’ouvrir et à écouter les autres. Son cœur se remplit des petites joies et des liens qui l’unissent à ses nouveaux amis. Cependant, ses blessures sont encore vives, certaines très anciennes ne sont pas encore remontées, sa reconstruction n’est pas aisée, malgré la bienveillance qui l’entoure. D’autres souffrances remplacent celles qu’elle a voulu oublier et de nouveaux bonheurs colorent son existence.

Auprès de Tim, Rosalie, Andréa, Anton, etc., Ambre apprend à s’aimer, à vivre les expériences d’une fille de son âge : elle tâtonne dans l’existence, comme on le fait à vingt ans. Les liens qu’elle noue donnent naissance à une autre « elle ». En effet, en apprenant à recevoir, elle apprend à donner. Plus elle reçoit de soutien, plus elle est présente pour les autres. Attentive au bonheur de ceux qui comptent pour elle, jusqu’à s’effacer pour eux. « Les autres nous font souffrir et ce sont ensuite d’autres « autres » qui nous sauvent. Tous les maux viennent des autres mais aussi toutes les guérisons. »

J’ai eu un coup de cœur pour Je revenais des autres. J’ai aimé tous les personnages, car ils sont authentiques. Tous ont des failles, tous ont des qualités. Comme dans la réalité, ils ne se comportent pas toujours parfaitement. Ils s’apprécient, se disputent, se réconcilient, se comprennent, ne se retrouvent plus, soutiennent leur ami, puis l’abandonnent, reviennent et repartent, s’écoutent pour ne plus s’entendre, se fuient et se retrouvent. Les preuves d’amitié succèdent aux rancœurs, la compassion accompagne les vérités douloureuses, les distances se réduisent, les silences parlent, c’est tendre, c’est ardent, c’est empli d’émotion, plein d’humanité et c’est magnifique.

Je remercie sincèrement Claire des Éditions Albin Michel pour ce service presse.

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2 commentaires

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