Les chevaux de cœur, Cécile Pardi

Les chevaux de cœur

Cécile Pardi

Editions Albin Michel

Quatrième de couverture

Mama Reine vit une existence paisible dans sa ferme où elle prend soin des chevaux que sa voisine Lorena lui a confiés. Elle développe avec eux un lien très fort et découvre leurs aptitudes insoupçonnées.

Les jours s’écoulent dans la douceur et l’harmonie, lorsqu’elle est terrassée par un AVC. Julien, Rose et Jojo, qu’elle a accueillis et élevés lorsqu’ils étaient petits, se précipitent à son chevet.

Le commercial désabusé, l’amoureuse optimiste et le hippie bouddhiste se retrouvent et décident de tout faire pour permettre à leur nourrice de revenir chez elle.

Ce retour aux sources et le contact avec ces chevaux extraordinaires va permettre à chacun de réenchanter son existence.

Les vertus de la joie, de la bienveillance, les bienfaits de la nature et particulièrement des chevaux, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman, tendre et plein d’humour, un conte merveilleux très inspirant.

Mon avis

Approchez, approchez doucement. Ouvrez votre cœur et écoutez-le. Entendez ce que les chevaux, le chien et le chat de cette histoire vous disent. Si vous avez été en contact d’animaux, vous allez avoir l’impression de lire ce que vous avez ressenti, sans jamais l’exprimer, sans même avoir voulu le croire, laissant la raison, que l’on nous impose, l’emporter.

Lorsque Lorena s’est installée à côté de chez elle, Colette lui a ouvert sa porte et son cœur. « Il était trop content, ce cœur, d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent. » (p. 13). Un matin, l’aide sociale a décidé qu’elle était trop âgée pour accueillir des enfants. Il a été décidé qu’elle devait prendre sa retraite, de penser à elle. Celle qui est appelée Mama Reine, par ceux qui ont trouvé un refuge auprès d’elle, préfère penser aux autres. Trois enfants sont « restés très longtemps chez elle, au point qu’ils étaient presque à elle. Presque. » (p. 12). Toujours collés ensemble, elle les appelle les berniques. Aussi, lorsque sa voisine lui demande de recueillir Sunnyboy, un cheval en pleine dépression, Colette accepte, malgré sa peur des équidés. La vieille dame est née pour chouchouter et il a suffi d’une journée pour que le lien se crée. Puis, Merveille, une jument, a rejoint Sunnyboy.

Le jour où Mama Reine est victime d’un AVC, Merveille veille sur elle, le temps que les secours arrivent. Colette est emmenée à l’hôpital et les berniques, qu’elle n’a pas vues depuis si longtemps, accourent à son chevet. Julien est cadre commercial et sa vie est consacrée au travail. Rose est infirmière, elle est la petite du groupe. Jojo est un hippie, parti se chercher à l’autre bout du monde. Pour prendre soin des animaux de leur Mama Reine, ils sont guidés par Lorena. En ce qui concerne leur cœur, ce sont les chevaux qui leur montrent la voie. Ils apprennent à les écouter, grâce à la jeune amie de leur nourrice.

Le bandeau sur le livre indique qu’il est un merveilleux voyage initiatique. C’est très juste. Lorsque vous le lirez, car il faut le lire, l’histoire qui vous sera racontée ne sera pas la même que celle qui m’a été narrée. En effet, le texte a enrichi mes expériences personnelles, il a résonné avec les moments que j’ai vécus avec des animaux. Les images et les émotions que j’ai ressenties sont empreintes de mon histoire. Pour vous, ce sera une autre : la vôtre. Alors que ma fille pratique l’équitation, monter à cheval me fait peur, mais j‘adore l’animal. C’est son papa qui l’accompagne au centre équestre. La dernière fois que j’y suis allée, son poney préféré m’a regardé avec un regard doux et profond, que je n’ai pas oublié. J’ai, aussi, été très émue de découvrir la retranscription de la communication que j’avais avec mon regretté Voyou, le soin dont mon chat m’entourait ; de la protection et de l’amour inconditionnel que mon chien Valmy m’offrait et de notre « langage du cœur » que nous inventons avec Poupie, ma chatte chipie. Les chevaux de cœur m’a rappelé des moments que je n’ai jamais su décrire, mais que mon cœur a décryptés. J’ai été très touchée par les mots qui dépeignent ma perception, celle que je suis incapable d’exprimer, mais que je ressens. Je me suis aussi attachée aux humains, à la belle famille que Mama Reine a fondée.

Plusieurs fois, j’ai eu des larmes d’émerveillement. Ce n’étaient pas des pleurs de douleur, au contraire, j’étais submergée par la beauté de ce conte, par les sentiments qu’il éveillait en moi et par ce sentiment très fort de me reconnaître. J’ai été touchée par le respect et l’amour des animaux qui imprègnent ce roman. Ces valeurs sont aussi envers les humains. J’avais qualifié Les semeurs de bonheur (le premier livre de l’auteure) de sucre d’orge. Les chevaux de cœur est un déferlement d’émotions qui explosent à l’intérieur de nous et qui irradient autour de nous, comme une aura. C’est plus qu’un coup de cœur pour moi.

Je remercie sincèrement Claire et Adèle des Éditions Albin Michel pour ce service presse.

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Les semeurs de bonheur

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