Parigots, Florian Peyron

Parigots

Florian Peyron

Editions Spinelle

Quatrième de couverture

« Parisiens têtes de chien, Parigots têtes de veau », que j’entendais gamin. Paris, si belle et si laide. Elle seule semblait enfermer l’ésotérisme suprême, perception d’immortalité qui semble vous protéger de tout, sous la coupe d’un bazar coïtal et soiffard. À mon arrivée à la capitale, je n’étais qu’un jeune mec avide de contemplation. Étaient-ils si détestables, les Parisiens ? Je posais mon cul au hasard des terrasses pour admirer la beauté des lieux, buvais des coups et observais les passants, les regardant droit dans les yeux pour mieux les deviner. Eux s’en foutaient ou s’en offusquaient. Rien à contempler que je rêvassais. Le problème des gamins rêveurs, c’est qu’ils ne vivent pas. Ils font de mauvais adultes. Et puis un jour, il a bien fallu bosser, s’engouffrer dans la vie réelle, au milieu d’une génération de paumés. C’est là que toute cette merde a commencé.

Mon avis

« Paris, si belle et si laide. »

Depuis plusieurs années, le narrateur essaie d’écrire un roman, mais il se laisse distraire par les tentations de la vie parisienne. Petit, alors qu’il vivait en province, il n’était pas le dernier à dire « Parisiens têtes de chien, Parigots têtes de veau », mais, jeune adulte, il vit, maintenant, dans la capitale. Il aime s’installer aux terrasses des cafés et observer les autres. Il se nourrit de ce qu’il voit pour écrire. Dans son récit, il mêle ses pensées, sa vision de Paris, sa perception des évènements qui ont endeuillé la France, en 2015, de ses difficultés au travail. Il raconte les liens qu’il entretient avec ses voisins. Par exemple, avec Basile, le dealer de sa rue, qui fournit mamie Paule, une vieille dame communiste. Il décrit ses sorties nocturnes et ses amours. Il se questionne sur le monde du travail, il a la sensation d’être asservi et rêve de liberté.

Le style alterne entre belles envolées et langage familier. C’est parfois cru, mais cela ne choque pas, car on s’y attend, à la lecture de la quatrième de couverture. Le rythme est très rapide, les sujets se mélangent, les personnages se croisent : c’est à l’image de la ville, toujours en mouvement. C’est un livre qui est agréable à lire, cependant, j’ai regretté que dans ce va-et-vient volontaire, il n’y ait pas une intrigue me permettant de m’attacher au personnage principal. Le fil conducteur est Paris, le livre évoque des déambulations désabusées, mais je suis restée à distance du sujet. Je ne me suis pas sentie impliquée et je n’ai pas compris l’essence du roman. Je suis passée à côté. Je pense que cela est lié à mes goûts, car j’ai eu ce même sentiment, lorsque j’ai lu Les Magnolias de Florent Oiseau, qui est un livre qui a plu à de nombreux lecteurs.

Je remercie sincèrement Sophie des Éditions Spinelle pour ce service presse qui était accompagné de bons chocolats.😍

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