Hors-piste, Allie Reynolds

Hors-piste

Allie Reynolds

Éditions Calmann-Lévy

Collection Calmann-Lévy Noir

Quatrième de couverture

Six snowboardeurs. Amis (et rivaux).
Parmi eux, un disparu. Parmi eux, un assassin  ?
  
Bienvenue dans les Alpes pour un week-end de retrouvailles. Dans un refuge de haute montagne, très isolé. Où on a vite fait de glisser dans une crevasse. (Ou de s’y faire pousser.)
Mais qui a donc organisé cette escapade diabolique  ?
Et surtout, qui a bien pu faire disparaître Saskia dix ans plus tôt  ?
  
Entre thriller de haute voltige où tous les coups sont permis et huis clos hivernal des plus angoissants, Hors-Piste donne un vertige époustouflant  !

Mon avis

« Chaque année, c’est la même chose. Le glacier rend ses cadavres.[…] Le processus peut prendre des années. Voire des décennies. » (p. 11)

Ils sont cinq à retourner sur les lieux du drame qui a eu lieu dix ans plus tôt. Cette année-là, Saskia a été avalée par la montagne. Son corps n’est jamais réapparu et sa mort vient d’être officialisée par les autorités. Ils sont cinq à avoir reçu une invitation à passer un week-end, dans un refuge très isolé des Alpes, dans la station dans laquelle ils avaient passé une saison ensemble. Ils ne s’étaient jamais revus. A l’époque, Heather était serveuse et Curtis, Milla, Dale, Brent et Saskia se préparaient pour les Britts, une compétition renommée de snowboard. Alors que les œufs qui les ont transportés en haute altitude repartent, ils découvrent qu’aucun d’eux ne reconnaît être à l’origine de ces retrouvailles et qu’ils sont victimes d’un jeu macabre qui « ne fait que commencer ».

La narratrice est Milla. Son récit alterne entre les évènements actuels et les faits qui se sont déroulés, il y a une décennie. Elle décrit les liens qui unissaient cette bande de jeunes, entre rivalités dans la compétition, histoires d’amour, solidarité, soirées arrosées, coups tordus, etc. Elle raconte les deux drames qui les ont conduits à arrêter leur sport. Elle tente de décrypter la manipulation dont le groupe semble être victime, à travers ses souvenirs de leur hiver ensemble. Toutes les personnes présentes peuvent être le marionnettiste de la soirée et tous cachent des secrets au sujet du jour tragique. Milla non plus n’a pas tout dit.

La priorité est de survivre. Ils sont bloqués dans le refuge, sans vivres, sans moyens de communication, sans chauffage. Des objets disparaissent, des couteaux, par exemple, d’autres apparaissent, augmentant leur effroi. Dehors aussi, les risques sont nombreux : froid, crevasses, blessures, les éléments sont hostiles. Tous ont l’air d’avoir peur. Qui joue la comédie ? Il est difficile de savoir à qui se fier.

Est-ce la montagne qui a tué Saskia ? Elle était prête à tout pour gagner. A-t-elle tenté la figure de trop, sans tenir compte des risques ? C’est la version officielle. Cependant, tous avaient une raison de lui en vouloir. Son comportement de peste lui a attiré beaucoup d’animosité. Elle était détestable et a enchaîné les malversations et les manipulations pour atteindre son objectif : gagner. En effet, obtenir un bon classement apportait un titre, mais éveillait, également, l’intérêt des sponsors. Certains de ses actes pour contrer ses adversaires m’ont fait écarquiller les yeux : elle n’avait aucune limite.

Qui souhaite réveiller les démons du passé ?

Les passages au sujet des faits anciens m’ont passionnée pour ce qu’ils révèlent sur les personnalités des personnages. Les filles m’ont fascinée, en particulier Saskia. Elle une imagination débordante pour atteindre son but et n’a aucun frein, aucune morale. Elle est manipulatrice et machiavélique, elle est mi-ange, mi-démon. Elle se fait autant détester… qu’aimer, même par ses pires ennemis. Les parties du présent m’ont captivée, en raison de la tension croissante. L’atmosphère du refuge isolé, entouré d’une étendue blanche, qui cache de multiples dangers, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, est oppressante. J’ai formulé de nombreuses théories, que ce soit au sujet de l’issue ou de l’origine de la menace, aucune n’était juste. J’ai adoré ce huis clos angoissant.

Je remercie sincèrement Doriane des Éditions Calmann-Lévy pour ce service presse.

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