L’amour au temps des éléphants, Ariane Bois

L’amour au temps des éléphants

Ariane Bois

Éditions Belfond

Quatrième de couverture

Il n’y a pas d’hommes libres sans animaux libres. 

Ils ne se connaissent pas et pourtant, en cette journée caniculaire de septembre 1916 dans une petite ville du Sud des États-Unis, ils assistent parmi la foule au même effroyable spectacle : l’exécution par pendaison d’une éléphante de cirque, Mary, coupable d’avoir tué un homme. Cette vision bouleversera la vie d’Arabella, de Kid et de Jeremy.

De l’Amérique qui entre en guerre au Paris tourbillonnant des années 1920, des champs de bataille de l’Est de la France aux cabarets de jazz, des pistes du cirque jusqu’au Kenya dissolu des colons anglais, ces trois êtres devenus inséparables vont se lancer sur la trace des éléphants au cours d’une prodigieuse expédition de sauvetage.

Dans cette éblouissante saga, une jeunesse éprise de nature et d’absolu livre son plus beau combat pour la liberté des animaux et celle des hommes.

L’auteure

Ariane Bois est romancière, grand reporter et critique littéraire. Elle est l’auteure récompensée par neuf prix de : Et le jour pour eux sera comme la nuit (Ramsay, 2009), Le Monde d’Hannah (Robert Laffont, 2011), Sans oublier (Belfond, 2014), Le Gardien de nos frères (Belfond, 2015), Dakota Song (Belfond, 2017). Après L’Île aux enfants, finaliste du prix Maison de la presse, L’Amour au temps des éléphants est son septième roman.

Mon avis

12 septembre 1916, Erwin, dans le Tennessee, lors du défilé d’un cirque, Mary, un éléphant, refuse d’avancer et un dresseur la tape. Afin de se défendre, elle écrase et tue l’homme violent. La foule demande la mise à mort de l’animal. L’exécution a lieu le lendemain, avec des méthodes inhumaines. Deux mille personnes y assistent. Arabella s’oblige à assister au funeste spectacle. La veille, elle a tenté de sauver le pachyderme, appuyée par Jeremy, un journaliste, qu’elle venait de rencontrer. Mais aujourd’hui, la présence du jeune homme est de nature professionnelle : il est là pour couvrir l’évènement. Un troisième personnage, Kid, regarde aussi la pendaison. Il est horrifié et quitte le lieu du drame, sans regarder devant lui. Involontairement, il bouscule une femme blanche qui l’accuse de vol. Il est noir et les témoins estiment que c’est une raison suffisante pour le violenter. Kid est obligé de fuir la ville. Arabella quitte, elle aussi, Erwin, car son père, un pasteur adventiste rigoriste, l’a contrainte à partir de la maison familiale. Jérémy, quant à lui, retourne chez lui, à Boston.

Jeremy et Arabella se rencontrent par hasard, en France, lors de la Libération. C’est là qu’ils feront la connaissance de Kid. En effet, tous les trois ont participé à la guerre et aucun d’entre eux ne souhaite rentrer aux Etats-Unis. Ils découvrent qu’ils sont reliés par la fin tragique de Mary et par une envie viscérale de protéger les animaux sauvages.

Dans la première partie, l’auteure présente les protagonistes, dans une alternance de chapitres concernant l’un ou l’autre. Elle raconte les ruptures avec leur entourage, volontaires ou non. Elle relate de quelle manière la mort de l’éléphante a influé leur destin et le rôle qu’ils ont joué, pendant la guerre. La deuxième partie décrit leur existence commune, dans la France d’après-guerre, puis en Afrique du Sud.

Des personnages réels croisent nos héros. Le point de départ du roman est l’histoire vraie de Mary. La torture qu’elle a subie est très dure à lire. J’ai été horrifiée par ses souffrances que les hommes lui ont imposées, j’ai été atterrée par la foule qui scandait « Tuez-la ». Puis, Ariane Bois, par la voix de Kid, montre que les humains ne sont pas barbares, seulement avec les animaux. En effet, en raison de leur couleur de peau, le jeune homme et sa famille ont vécu des horreurs qui m’ont révoltée et bouleversée. A travers lui, l’auteure rend hommage aux Harlem Hellfighters, ces soldats noirs américains qui ont combattu aux côtés des Français, pour défendre un pays qui n’était pas le leur. Elle rappelle, également, le dévouement des femmes et les risques pris par les reporters de guerre. Elle décrit aussi les années folles, à Paris, et la vie des expatriés en Afrique du Sud, qui ont des attitudes de conquérants. Enfin, L’amour au temps des éléphants est une ode aux animaux et à la vie sauvage. Même si j’ai été moins transportée par la partie décrivant les dérives des Anglais, installés au Kenya, les rebondissements de la fin résonnent avec l’intensité des faits se déroulant aux Etats-Unis et en France. Les larmes me sont venues…

J’ai adoré L’amour au temps des éléphants.

Je remercie sincèrement les Éditions Belfond et NetgalleyFrance pour ce service presse.

2 commentaires

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