Ceux du fleuve, Marie-Laure de Cazotte

Ceux du fleuve

Marie-Laure de Cazotte

Éditions Albin Michel

Quatrième de couverture

1793. Un jeune orphelin, un prêtre comédien, un pêcheur reclus sur une des îles de la Loire, un évêque défroqué et deux femmes en déroute sont confrontés à la folie des temps, à l’enfer des combats, à la fuite éperdue des populations.
Le fleuve, lieu de l’entraide, de l’amour, du sacrifice et de l’exil, est le passage révélateur de leur nature profonde.
Avec Ceux du fleuve, Marie-Laure de Cazotte, nous livre une épopée humaniste aux accents féeriques qui éclaire d’un jour nouveau l’histoire si méconnue des premiers mois de la guerre de Vendée.

Mon avis

Le fleuve : il est celui qui protège, qui nourrit, qui noie, qui cache, qui révèle, qui emmène ou qui entrave.

1793. Pierre vit aux abords du fleuve, en solitaire. Seul son ami, Philippe, un prêtre réfractaire qui n’a plus le droit d’exercer son ministère, lui rend visite. Les combats de la guerre de Vendée font rage, poussant les populations à l’exil. Henri est un enfant qui a vu son village détruit et ses parents tués. C’est à la suite de ces événements qu’il trouve refuge aux abords du fleuve et qu’il rencontre Pierre. Ce dernier le recueille et découvre qu’il peut ressentir des sentiments. Isabelle, elle aussi, traverse le cours d’eau. Issue de la noblesse, elle se sauve avec sa servante, Marie, et elle aussi, se lie à Pierre. Il y a, également, ceux qui fuient les Républicains : des hommes, des femmes et beaucoup d’enfants.

La guerre de Vendée oppose des catholiques et des royalistes à des soldats républicains. Les Français s’entretuent. Le fleuve et la fuite… deux personnages à part entière du roman. Autour de ces deux éléments, la solidarité et l’entraide s’articulent. Il faut sauver le maximum de vies. La mort ne choisit pas : elle prend aussi les innocents. Il y a également l’acte de celui qui va au-delà de la mort, pour sauver les autres : il est celui qui joue jusqu’au sacrifice, celui qui bouleverse. Au milieu de la violence des combats, chacun se révèle et les sentiments se dévoilent.

Ceux du fleuve relate les premiers mois des guerres de Vendée. L’humanisme des six protagonistes s’oppose aux corps semés, le long des routes. C’est un livre exigeant, en raison de son écriture poétique. J’ai vécu ma lecture en trois temps. La première partie m’a emportée, alors que je faisais connaissance avec les personnages et le contexte. La deuxième, m’a semblé plus difficile, car j’ai eu la sensation que l’écriture l’emportait sur l’histoire. Enfin, la troisième a été celle des émotions. Deux épisodes m’ont ébranlée. Le semeur de vie n’est plus…

Je remercie sincèrement Claire des Éditions Albin Michel pour ce service presse.

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