Commedia Nostra, Sylvain Gillet

Commedia Nostra

Sylvain Gillet

Éditions Ramsay

Quatrième de couverture

Pour Antoine Aria, vieux tragédien au chômage, la coupe est pleine. Jouer la carotte dans une publicité alimentaire est indigne de lui. Alors quand on lui propose d’interpréter un ancien chef mafieux pour un cachet à nombreux zéros, il n’hésite pas. Seulement cette fois, nous serons sur du live. Les partenaires n’auront que très peu connu le Conservatoire et les flingues seront bien réels. Une réconciliation des branches françaises et américaines de la «Famille» assez éloignée d’une quelconque distanciation brechtienne, qui pourrait s’avérer… plutôt dangereuse.

Mon avis

Antoine est un grand dramaturge. Ce fait est établi par… lui-même. Sa vie professionnelle a été tellement réussie, que sa retraite ne lui permet pas de vivre et il est obligé de continuer à jouer, malgré son âge avancé (ne lui répétez pas cette phrase, s’il vous plaît 🙏). Mais la casserole est pleine : jouer une carotte pour une publicité n’est pas digne de son talent ! Lorsqu’il exprime cette vérité à son agent, ce dernier ne semble pas avoir la même opinion.

Heureusement, Antoine est rattrapé par la chance. Un contrat de rêve lui est proposé : il s’agit de jouer un véritable rôle de composition. Il doit interpréter un ancien chef mafieux et ceux qui lui donneront la réplique ne sont pas des gentils et s’imagineront qu’il fait partie du même milieu que lui. Antoine ne peut pas refuser une si belle occasion de démontrer son talent. En réalité, ce sont les zéros du cachet qui ont emporté l’adhésion du comédien. 🤫

Antoine a-t-il les armes (dans tous les sens du terme) pour intégrer le monde de la mafia ? Car comme chantait Jacques Brel : « Que chez ces gens-là, On n’cause pas, Monsieur, On n’cause pas » … on tire d’abord et on voit après. Antoine saura-t-il duper la branche américaine de la famille ? Il est quand même payé pour ça. Sauf qu’il semblerait que la situation glisse, lorsqu’il découvre un invité non désiré. Et face à cette personne, il devient incontrôlable : un vrai coq qui cherche le combat. Il faut dire que l’auteur lui offre son pire cauchemar en plateau.

Mais je dois vous rappeler que nous sommes dans un polar, avec des vrais méchants, qui tuent pour une parole ou un regard. C’est du grand banditisme. Alors, imaginez l’enjeu quand un trésor est au cœur de l’intrigue. Ajoutez à cela un vieux monsieur (Antoine) qui veut tromper la mafia, la situation peut vite tourner au drame… et au vaudeville. Oh mince ! Je m’égare encore. Allez, je reviens à ma première idée : Commedia Nostra est un suspense avec des rebondissements qui mettent la vie en danger de ceux qui sont les gentils, du moins les moins méchants, parce qu’avec leur ego surdimensionné, la frontière est fragile. On commence à craindre pour leur vie… mais le rire l’emporte.

Décidément, il faut que je vous parle de cet humour savoureux qui est présent, même dans les moments tragiques. Sylvain Gillet n’a pas ménagé ses personnages. Les retournements sont tellement inattendus que l’on rigole. Le texte mélange les figures de style, les métaphores désopilantes, les phrases qui claquent et on en redemande.

J’ai adoré cette comédie policière. Le suspense mêlé au rire donne un mélange atypique et exquis.

Je remercie sincèrement Sylvain Gillet et les Éditions Ramsay pour ce service presse.

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