Le Mystère de la Verdière, René Barral

Le Mystère de la Verdière

René Barral

Éditions de Borée

Quatrième de couverture

Après une longue captivité, Martin revient enfin au pays et retourne s’installer au domaine de la Verdière, où son père était régisseur. Il espère y retrouver sa place, et entend bien faire la lumière sur la mort de son père, dénoncé alors qu’il prêtait main-forte au maquis. Mais le domaine a bien changé : la baronne en a confié la gestion à l’époux de sa fille, un certain Gémayel que personne ne connait, qui a lui-même nommé un régisseur sournois et violent, Suquet. Avec l’aide de ses amis, Martin va libérer le domaine du joug de ces malfaiteurs, et va réapprendre le bonheur et l’amour auprès de Lise…

Mon avis

Après cinq ans de captivité, dans un stalag, Martin Causse a été libéré en mai 1945. A la suite de six mois de soins, dans un hôpital militaire, il rentre enfin chez lui, à la Verdière. Grâce aux lettres d’Yvonne, la cuisinière, il sait que le domaine a beaucoup changé, depuis son départ à la guerre. Son père, Antonin, qui en était le régisseur, a été fusillé par les Allemands, en raison de l’aide qu’il apportait au maquis. Le propriétaire, le baron Albin Mazeran, qui était un homme bon, est lui aussi, décédé. La baronne a confié la gestion des terres à l’époux de sa fille, Alexis Gémayel, en qui Albin n’avait pas confiance. La première décision du gendre est de nommer un régisseur sadique et violent.

Dès son arrivée, Martin tente de démasquer le responsable de la mort de son père. Qui a dénoncé cet homme discret et apprécié de tous ? La réponse ne sera donnée qu’à la fin du livre, car même si elle est très importante, l’essence du roman se situe dans la quête de vérité, dans les démarches pour y accéder et surtout dans la personnalité de Martin et de ceux qui l’entourent. Le jeune homme est très aimé par les villageois et son retour est accueilli avec bonheur. Il est très touchant, à l’écoute de ses voisins, il est généreux, respectueux et il défend les plus faibles. Grâce à un jeune homme qu’il a pris sous son aile, ses recherches vont le mener à la découverte d’un trafic honteux. Chez ses amis italiens, que le baron avait sauvés du fascisme, il fait la connaissance de Lise, qui a été suspectée d’être la responsable du décès d’Antonin. Depuis ces accusations et les évènements qui en découlèrent, la jeune femme se cache. Lorsque Martin apprend ce qu’elle a subi, lui qui n’est pas homme à juger sur des rumeurs, fait preuve de patience, lui laissant le temps de confier son histoire. Ce qu’il apprend le révolte.

L’enquête de Martin semble gêner Suquet. Qui est cet homme, qui, fort de ses pouvoirs, se livre à des abus abjects et fait preuve de violence envers les employés ? Pour quelle raison, Alexis Gemayel l’a-t-il nommé régisseur ? Quel est le lien qui unit ces deux hommes de qui personne ne connaît le passé ? Quels secrets cachent-ils ? Jusqu’à quelles extrémités sont-ils prêts à aller pour étouffer leurs actes ? Martin comprend vite qu’il s’attaque à plus forts que lui, mais son besoin de justice prédomine. Pour défendre ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes, il prend des risques, n’écoutant que son cœur.

Dans ce roman, René Barral dépeint la vie d’un village, pendant la période après-guerre et, par les questions de Martin, celle durant l’Occupation. A travers l’histoire de la Verdière, il décrit les situations de délation, de trahison, de vengeance, d’actions punitives et les trafics des biens Juifs qui ont perduré après la fin de la guerre. Il rend hommage à ceux qui travaillent dans les vignes et alertent ceux qui, par appât du gain toujours plus élevé, détruisent la nature et des familles. Enfin, j’ai été très sensible au respect que l’auteur semble porter aux femmes, qui se ressent dans les actes qu’il dénonce et dans le courage de son héros pour empêcher qu’ils soient commis.

J’ai adoré Le Mystère de la Verdière. C’est le deuxième livre que je lis de René Barral (ma chronique sur La Lettre à Émilie est ICI) et je sens que cet auteur va, très vite, devenir un de mes auteurs phares.

Je remercie sincèrement Virginie des Éditions de Borée pour ce service presse.

Du même auteur

La lettre à Émilie

2 commentaires

    1. Coucou ma complice,

      Oh oui, c’est vraiment un livre comme on les aime. Et René Barral a une manière de raconter qui nous emporte totalement.

      Gros bisous.😘

      J'aime

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