Les derniers feux de la royauté, Virginie Platel

Les derniers feux de la royauté

Virginie Platel

Éditions Harlequin

Collection Alienor

Quatrième de couverture

Provence, 1789

La peine glisse sur sa joue comme son pinceau sur la toile, avec tant d’aisance ! Bientôt, Jeanne rejoindrait Monaco pour mettre son art au service du souverain. Bientôt, Gabriel Forcini ne serait qu’un lointain souvenir au corps vigoureux et au regard caressant… Bientôt, le séduisant Provençal qui l’a recueillie, alors qu’elle n’avait plus rien, s’estomperait comme les dorures du Versailles qu’elle a fui au lendemain de la Révolution. Et elle rejoindrait enfin le monde de luxe auquel elle appartient.

L’auteure

Passionnée par l’écriture depuis toute petite, Virginie Platel a choisi d’embrasser la carrière de scénariste. Elle a contribué, entre autres, à l’écriture de séries à succès pour la télévision telles qu’« Un gars, une fille », « Scènes de ménages », « Mère et fille », etc., et à plusieurs fictions pour la jeunesse. Elle est également membre sociétaire de la SACD. (Société des auteurs et compositeurs dramatiques)  Désireuse désormais de conter ses propres histoires, Virginie signe en tant qu’auteure des romans dans des genres différents : historique, policier, SF Time travel, des comédies chicklit ou encore et surtout des romances.

Mon avis

Juin 1789, Jeanne fuit Paris et ses révolutionnaires. Elle ne fait pas partie de la noblesse, mais évolue dans ce milieu. Protégée de la Comtesse du Barry et proche de Marie-Antoinette, à qui elle est très attachée, elle tente de rejoindre l’Italie. Malheureusement, son voyage est avorté et elle est obligée de s’arrêter à Menton. Elle trouve refuge chez Gabriel Forsani, réputé pour les citrons qu’ils cultivent et pour ses activités de révolutionnaire. Aussi, Jeanne lui cache qu’elle est une peintre renommée, à la cour, en raison de son talent pour les portraits.

Jeanne a besoin d’argent pour continuer sa route. Grâce à Gabriel, elle tient un étal, au marché de Menton. Elle espère se constituer un pécule pour se présenter, dans une tenue convenable et avec du matériel de peinture, au roi monégasque. Elle montre qu’elle est une femme courageuse, prête à se réinventer et pleine d’ingéniosité.

J’ai aimé découvrir de quelle manière la dynastie Grimaldi s’est implantée sur le Rocher et quels étaient les rapports que le royaume de Monaco entretenait avec Versailles. Virginie Platel décrit, également, la façon de régner du prince Honoré III, adoré par une partie de ses sujets et l’objet de colère de la part des révolutionnaires, dont fait partie Gabriel. Je me suis aperçue que je n’avais aucune connaissance sur l’Histoire de ce territoire et que je n’avais jamais pensé à la Révolution, à l’extérieur de Paris, que je ne m’étais jamais questionnée sur ce sujet, comme si les événements n’avaient concerné que la capitale française. L’auteure montre ce qui différencie les révolutionnaires provençaux et ceux parisiens : perception des faits, revendications, méthodes, etc. De plus, le fait que Jeanne et Gabriel évoluent dans deux milieux différents, a provoqué une réflexion en moi, mon empathie s’étant partagée, entre ces deux mondes, me rappelant que, souvent, on ne retient de l’Histoire qu’un seul aspect.

Évidemment, lorsque l’on lit une romance, on s’attend à une attirance entre les personnages principaux. Or, Jeanne a été obligée de mentir à Gabriel et ne peut lui révéler sa véritable identité. Ce dernier ne pardonne pas les mensonges, il a déjà assez souffert. De plus, la jeune fille ne peut rester, en France, le danger est trop grand pour elle. Son visage est connu de tous. J’ai été agréablement surprise que cet aspect de l’intrigue ne soit pas le sujet principal.

Enfin, j’ai été séduite par l’atmosphère du roman. Virginie Platel, qui est scénariste de séries à succès, telles qu’ « Un gars, une fille », « Scènes de ménages », « Mère et fille », etc., a mis ses talents cinématographiques au service du récit : elle fait appel à tous nos sens : visuels grâce à la description chatoyante des paysages, olfactifs par le rendu des parfums, etc.

Conclusion

Je savais, en lisant, Les derniers feux de la royauté, que j’allais sortir de la zone de confort, n’étant pas une adepte des romances. Cependant, j’aime beaucoup les romans historiques, c’est la raison pour laquelle je me suis laissé tenter. Je suis très heureuse de ce choix, car ce livre a été une très bonne surprise. J’ai pris énormément de plaisir à me laisser porter par les personnages de Jeanne et Gabriel, qui sont, tous les deux, des personnages attachants avec de fortes personnalités, tout en découvrant un aspect de la Révolution Française que je ne connaissais pas.

Je remercie sincèrement Milica des Éditions HarperCollins pour ce service presse.

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