L’Ossuaire, Fiona Cummins

L’Ossuaire

Fiona Cummins

Éditions Slatkine & Cie

Quatrième de couverture

Clara Foyle, cinq ans, a été enlevée il y a bientôt trois mois. La petite fille est atteinte d’une maladie osseuse. Le principal suspect est toujours en fuite après avoir échappé à la surveillance de la police. Sa collection d’ossements humains a disparu dans l’incendie de sa maison… Pour repartir de zéro, il a besoin d’une pièce unique : Clara. Malgré la ténacité de l’inspectrice Ella Fitzroy, la petite fille demeure introuvable. Un terrible compte à rebours commence.

Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe. Vous ne laisserez plus jamais vos enfants revenir seuls de l’école.

Mon avis

Cela fait cent jours que la petite Clara Foyle, âgée de cinq ans, a disparu. Son enlèvement est détaillé, dans le premier tome, de la série Le Collectionneur (ma chronique est ICI), dont L’Ossuaire est la suite. Je vous recommande fortement de lire le précédent opus, avant de lire cette suite magistrale.

Brian Howley a changé de ville et de nom, mais pas de « loisirs ». Bien qu’il soit recherché par la police, il a le projet de remplacer sa collection d’ossements humains, qu’il a perdue, dans l’incendie de sa maison. Il veut aussi se venger de l’inspectrice Ella Fitzroy, qui est à l’origine de la destruction de ses « pièces uniques ». Son objectif n’a pas changé : ce sont toujours les corps souffrant d’une malformation qu’il recherche. Et pour que les squelettes soient nettoyés comme il le souhaite, il les lui faut vivants, il se charge, évidemment, de les tuer lui-même. 

Dans Le Collectionneur, nous apprenions, tardivement, son identité. J’avais écrit, dans ma chronique, que son portrait était flou, indéterminé, comme noyé dans la masse, invisible de banalité. Cette fois, nous sommes au plus près de lui, nous sommes, dans la tête du psychopathe. Il est terrible de le voir manipuler ses victimes, de constater comme il est facile pour lui de les berner, de se faire passer pour celui qu’il n’est pas. C’est ce talent qui lui permet d’approcher celui qu’il a choisi comme fils spirituel. Il veut transmettre son savoir et sa technique à cet adolescent, en manque de repères, en qui il se reconnaît. Toujours avec habileté, il se rend indispensable et disponible, auprès de lui. Les éléments de son enfance, à l’origine de sa monstruosité, sont dévoilés. 

Ce livre, qui comporte 400 pages, se déroule sur cinq jours. Les chapitres correspondent à un découpage, en heures. Si la petite Clara est encore en vie, chaque minute compte. Comme dans Le Collectionneur, plusieurs voix se font entendre : celle du tueur, celle de Fitzroy, celles des proches des victimes, mais aussi celle de ce garçon que Brian Howley considère comme son digne successeur, s’il parvient à le modeler. Tous ces paramètres donnent du rythme au récit et maintiennent la tension à son apogée, tout au long des pages.

J’avais adoré Le Collectionneur et j’ai encore plus aimé L’Ossuaire que je considère comme une tuerie.

Je remercie sincèrement les Éditions Slatkine & Cie pour ce service presse.

Ma chronique sur le premier tome

Le Collectionneur

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