Une bête à tuer, Jean-François Regnier

Une bête à tuer

Jean-François Regnier

Librinova

Quatrième de couverture

Ça fait huit ans que Weston Forrester et Duncan Smith sont recherchés par toutes les polices du monde après l’affaire du « Hangar de Newton ». Que sont-ils devenus ? Et si un désir de justice venait raviver un fait divers trop vite oublié ?

« Duncan se sent piégé, à nouveau piégé. Il ne veut pas retourner vivre en autarcie, coupé du monde, déserteur, fugitif, froussard en quelque sorte. Il pourrait se livrer à la police et tout révéler au grand jour. Grande incertitude, car sa bonne foi ne ferait pas le poids face aux mensonges que les médias avaient pu vomir jusque-là. Non, Duncan doit agir seul et vite. Il sait que Forrester n’oublie rien, qu’il est rancunier.[…] Il se sent comme une souris avec laquelle Forrester, huit ans plus tard, continue de jouer. Duncan le pressent tout prêt à bondir. Comment retrouver Forrester, le faire sortir de son trou ? »

Mon avis

En janvier 2019, j’avais lu Ma bête (ma chronique est ICI) de Jean-François Regnier que j’avais beaucoup aimé. Mon seul regret était la fin qui, pour moi, avait soulevé plus de questions que l’histoire elle-même, car je ne savais pas qu’il y aurait une suite. À mon grand plaisir, j’ai eu toutes les réponses dans ce deuxième tome.

Si vous n’avez pas lu Ma bête, je vous recommande de ne pas lire ce qui suit, afin de ne pas être spolié.

Il y a huit ans que Duncan Smith n’est plus retenu prisonnier par Weston Forrester, qui voulait le transformer en bête à tuer. Les deux hommes ont changé d’identité et ne se sont pas revus. Un jour, Duncan découvre, dans la vitrine d’une librairie, qu’un livre a été publié sous le titre « Duo de bourreaux ». Sur la couverture, une photo de lui et de son geôlier. Il comprend que l’heure est venue de retrouver Forrester. Pour cela, il faut traverser les continents.

Dans ce deuxième opus, nous découvrons de quelle manière ont évolué les personnages. Duncan et Weston vivent, tous les deux, sous une identité secrète, ils sont recherchés par la Police, mais leurs couvertures n’ont pas la même raison d’être. Pour l’un, c’est une protection. Pour l’autre, c’est la solution pour commettre des crimes.

Après avoir été la bête de Forrester, Duncan décide de devenir son traqueur. Mais son ancien tortionnaire est rusé : il est possible que la proie devienne le prédateur.

L’ambiance est moins oppressante que dans Ma bête, excepté lors de passages particulièrement inquiétants de l’histoire. Je pense que cela vient de deux raisons. La première est que Duncan et son fils n’agissent pas avec précipitation. La deuxième est que la cause de l’ancien otage nous semble plus légitime que ne l’étaient les actes de Forrester. 

Cependant, la situation bascule…

On peut penser que certains évènements sont un peu attendus, mais l’écriture efficace de Jean-Francois Regnier fait que cela n’atténue en rien le suspense. L’essentiel de cette suite se situe dans le portrait psychologique des personnages, dans les réponses apportées aux questions suscitées par la fin du premier tome et dans l’issue de la traque. Qui trouvera l’autre le premier ? Quel sort lui réserve-t-il ?

En bref, Une bête à tuer est une conclusion très réussie de la série. Je l’ai beaucoup aimé. Je remercie sincèrement Jean-Francois Regnier pour l’envoi de son livre, pour sa dédicace très sympathique et pour sa patience.

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Ma bête

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