L’été de nos vingt ans, Christian Signol

L’été de nos vingt ans

Christian Signol

Éditions Albin Michel

Éditions Le Livre de Poche

Quatrième de couverture

Chaque été, Charles invite Antoine chez ses grands-parents en Dordogne. Alors que tout les sépare – Antoine est boursier, Charles est fils de receveur des finances –, les deux adolescents partagent une amitié sans concession, une de celles qui aident à se surpasser. C’est le moment tant attendu des vacances, de ces chaudes journées où les garçons aident aux champs lorsqu’ils ne filent pas à bicyclette vers les eaux fraîches de la rivière.

Sur ses rives, ils rencontrent Séverine, étudiante comme eux à Périgueux. Entre ces trois êtres, un lien se noue, fait d’amour et d’amitié. Mais ce bonheur que nul ne croyait menacé se brise à la fin de l’été 1939 : comme des milliers de jeunes qui ne demandaient qu’à vivre heureux, Charles, Antoine et Séverine vont devoir entrer en résistance pour retrouver l’harmonie perdue et la paix des saisons.

Ce sont ces heures ardentes, celles d’une jeunesse bouleversée par la folie d’une époque, confiante dans l’amitié, le courage et la beauté du monde, que fait revivre Christian Signol dans ce roman poignant qui célèbre l’authenticité des âmes et la force des souvenirs.

Mon avis rapide

Issus de milieux sociaux différents, Charles et Antoine partagent une amitié indéfectible. Ce sont deux adolescents aimants et serviables. Chaque été, ils aident les grands-parents d’Antoine pour les travaux des champs et passent leur temps libre aux bords de la rivière. Un jour, ils rencontrent une jeune fille et tombent tous les deux amoureux d’elle. Très vite, Antoine devine les sentiments qui unissent Séverine et son ami. Il décide alors de s’effacer. Mais les trois jeunes arrivent à composer et une forte amitié se tisse entre eux trois. Il n’y a pas de rivalité ni de jalousie. Hélas, ce bonheur est menacé, à la fin de l’été 39, avec le début de la guerre. Les deux garçons s’engagent dans la Résistance.

J’ai adoré ce roman qui montre le courage de ces jeunes qui se sont battus pour défendre leur patrie et la liberté. Ils ont fait preuve d’abnégation, mais n’ont pas oublié ceux qu’ils aimaient. Le manque des êtres qui leur étaient chers leur a fait prendre des risques, et cela rend le récit authentique. L’amour de la patrie et celui pour la femme aimée ne s’opposent pas : Charles a tenté d’associer les deux. L’amitié d’Antoine lui était précieuse. Tout au long de l’histoire, ce dernier a suivi et a soutenu son compagnon. Alors qu’il semblait en retrait, la fin révèle qu’il n’en était rien. Il était celui qui était toujours présent pour l’un ou pour l’autre. Il était la mémoire des liens très profonds entre Séverine, Charles et lui et c’est ce qui lui a permis de raconter ces destins qui serrent le cœur.

L’été de nos vingt ans existe aussi en poche.

3 commentaires

  1. Le synopsis me fait penser à la bicyclette bleue, de Régine Desforges. allez hop, dans ma wishlist. Et puis j’aime beaucoup ta chronique et Christian Signol. Merci à toi Lieutenant Complice 🙏❤️

    Aimé par 1 personne

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