Angkar, Christian Blanchard

Angkar

Christian Blanchard

Éditions Belfond

Quatrième de couverture

Champey est une jeune mère courage qui tente de se reconstruire après la trahison ignoble de son ex-mari. À leur fille de 6 ans, elle invente un bon père, mort dans un accident de voiture, alors que Mau était bébé. Mentir plutôt que la laisser découvrir la vérité sur son géniteur.

Mais une nuit, Champey fait un cauchemar qui la transporte au Cambodge dans la peau d’une autre femme. Elle vit les bombardements, le sang, l’horreur. Les revit les nuits suivantes. Ses rêves sont si violemment réalistes que la jeune femme, bouleversée, décide de retourner dans le pays qui l’a vue naître, sous la dictature des Khmers rouges.

Au même moment et sans le savoir, mère et fille vont devoir se confronter à l’insoutenable et cruelle vérité de leurs origines.

Suffocant, terrifiant, dans la lignée de son succès Iboga, le nouveau roman de Christian Blanchard prend sa source dans les heures les plus sombres de l’histoire du xxe siècle.

Mon avis

Champey élève, seule, Mau, sa fille de six ans, qui ne connaît pas la vérité sur son père. Elle croit qu’il est mort, dans un accident, et que c’était un homme bien, alors qu’en réalité, c’est un monstre.

Depuis quelque temps, Champey fait des cauchemars, dans lesquels une vieille femme lui parle. Elle est entourée de bombardiers, elle ressent la peur et l’horreur. Les scènes se déroulent au Cambodge, sous la dictature des Khmers rouges. Cependant, la jeune femme ne peut pas s’en souvenir puisqu’elle est arrivée en France, à l’âge d’un an, avant d’être adoptée. Elle décide de retourner dans son pays de naissance afin d’exorciser ses rêves effrayants.

Champey et Mau sont confrontées à leur histoire familiale et à leur filiation, de manière violente.

Deux thématiques se superposent dans Angkar. Les deux décrivent l’homme dans ce qu’il a de plus horrible. Le premier concerne les atrocités perpétrées par les Khmers rouges, dans le camp de tortures S-21, crée en 1975, et dans lequel entre 14 000 et 20 000 personnes ont perdu la vie après avoir subi des supplices inconcevables. Ce sont malheureusement des faits réels que Christian Blanchard relate et c’est glaçant. La lecture est très difficile. L’auteur semble s’être énormément documenté. Je connaissais peu ces évènements historiques et je suis, une fois de plus, horrifiée par ce que l’humain est capable de faire. Le deuxième thème est aussi cruel. Il n’est pas révélé, dans la quatrième de couverture, aussi, je ne le ferai pas non plus, mais je peux vous dire que cela fait très mal. Christian Blanchard traite le sujet avec un réalisme très poussé, certains passages sont insoutenables. Cependant, on ne peut pas lâcher le livre, car il tourne au thriller, avec tout ce que cela comporte de suspense.

Conclusion

Angkar est un livre noir, avec des sujets très durs. Par moments, cela fait si mal, qu’il faut s’accrocher, mais le suspense, avec une course contre la montre, fait que l’on reste scotché. Il est difficile à lire et impossible à lâcher. Un autre élément le rend addictif, c’est l’attachement à Champey et à Mau.

Si vous avez aimé les autres livres de Christian Blanchard (mes chroniques sont ICI), si vous avez été remué par HS7244 de Lorraine Letournel Laloue (mon avis est ICI), si vous avez été touché par Là-haut les anges de Chris Roy (ma critique est ICI), vous devriez avoir le même engouement pour Angkar. Ce qui est certain, c’est que vous ne sortirez pas indemne de cette lecture puissante.

Je remercie sincèrement les éditions Belfond et NetGalleyFrance.

Du même auteur

Iboga

Seul avec la nuit

3 commentaires

    1. Il y a deux thèmes très durs dans ce livre et celui des khmers rouges en est un. Et c’est parfois difficile à lire, mais la lecture est très puissante.

      Bisous 😘

      J'aime

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