La liste, Florian Dennisson

La liste

Florian Dennisson

Éditions Chambre Noire

Quatrième de couverture

Quatre noms sur une liste. Quatre victimes introuvables. Comment les identifier et briser le silence ?

L’adjudant Maxime Monceau, spécialiste du langage non verbal, se voit chargé d’enquêter sur une affaire mystérieuse qui met la Brigade de recherches dans une impasse. Un homme étrange s’est présenté de lui-même à la gendarmerie pour s’accuser d’assassinat.

Problème, hormis une unique phrase qu’il psalmodie en boucle, l’inconnu reste totalement muet sur son identité et les raisons qui l’ont poussé à l’acte.

L’horloge tourne et, sans constatations ni victimes, ce suspect pourrait se retrouver en liberté et continuer sa folie meurtrière.

Un tueur sans nom surgi de nulle part, des victimes invisibles et une seule piste à laquelle se raccrocher : une liste.

Mon avis

Maxime Monceau, un gendarme, reprend le travail, après un arrêt-maladie de 60 jours, le jour où un homme se présente, en s’accusant « de les avoir tous tués. » Tous, ce sont quatre noms sur une liste : trois hommes et une femme. Placé en garde à vue, l’assassin présumé ne dit rien d’autre, il ne donne pas son nom, il ne dit rien sur les meurtres, il ne dit pas où sont les victimes. Rien, excepté « je les ai tous tués ». Pour les enquêteurs, une course contre la montre commence, car sans indications complémentaires, l’homme sera remis en liberté.

Les maigres indices entraînent Maxime dans une direction qui le renvoie à son passé. Il s’agit d’une boîte de Pandore qu’il ne veut pas révéler à ses collègues. Or, c’est justement ce qu’il a vécu qui lui permet de participer aux investigations, après une si longue absence. Il lui faut jongler entre ce qu’il veut cacher et l’urgence de l’affaire.

La priorité est de trouver les victimes potentielles. Or, les méthodes habituelles de la gendarmerie ne fonctionnent pas. Malgré les talents de synergologie (étude du langage non verbal) de Maxime, la brigade ne soutire aucune information au suspect et ne sait pas comment trouver les personnes dont les noms figurent sur la liste.

Maxime est un personnage opaque, qui ne se dévoile pas beaucoup. L’auteur livre quelques traits de son caractère, sans aller au bout, volontairement. Aussi, je m’interrogeais autant sur l’enquête qu’à son sujet, ressentant une frustration positive : celle qui fait tourner les pages, pour assouvir l’envie de comprendre. Il m’a été difficile de me faire une idée précise sur lui, avant la fin, et je le trouvais successivement attachant et énervant. Mais, ne dit-on pas que les animaux ne se trompent pas sur les gens ?

Au sujet de l’intrigue, je n’avais absolument pas envisagé un tel dénouement : tellement complexe à imaginer et si clair, une fois dévoilé. Bravo à Florian Dennisson pour la construction du récit qui a fait que je ne l’avais absolument pas envisagé et qui, pourtant, colle parfaitement à la chronologie des faits et des découvertes. Sincèrement, je suis restée bouche bée, quand j’ai lu les conclusions. J’aime lorsqu’un livre m’amène là où je ne m’y attendais pas.

Je remercie sincèrement Florian Dennisson pour ce service presse.

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