Persona, Maxime Girardeau

Persona

Maxime Girardeau

Éditions Mazarine

Quatrième de couverture

Un homme est retrouvé horriblement mutilé dans un bâtiment désaffecté du centre hospitalier Sainte-Anne à Paris. Pour Franck Somerset, commissaire à la Crim’, c’est le début d’une enquête étrange et singulière.

Étrange, car ce n’est pas une série d’homicides au sens propre du terme à laquelle il se trouve confronté  : toutes les victimes sont encore en vie, mais elles ont été torturées et «  enfermées  » en elles-mêmes.

Singulière, car pour comprendre, Franck Somerset va devoir plonger dans l’univers des nouveaux maîtres du monde – les grands du numérique qui maîtrisent nos vies immatérielles.

C’est au cœur de Paris, dans ces tréfonds et au-delà, que Franck va suivre la piste de ce qui ressemble à une vengeance frénétique, folle et pourtant méthodique, où s’affrontent deux mondes, un nouveau qui se persuade de sa toute puissance et un ancien qui ne veut pas mourir …

Né en 1980, Maxime Girardeau a travaillé pendant douze ans dans le domaine du marketing digital, notamment au sein d’une des fameuses multinationales rassemblées sous l’acronyme GAFAM. Désormais, il se consacre à l’écriture. PERSONA est son premier roman.

Mon avis

Lorsqu’un homme est retrouvé vivant, après une agression, Franck Somerset, commissaire à la Crim’ s’étonne que son service soit chargé de l’enquête : il n’y a pas eu de meurtre. En voyant la scène, il en comprend vite la raison. L’homme est vivant, organiquement, mais son esprit est enfermé. Il a été torturé, mutilé et lobotomisé. Il est le premier d’une série. Même si certains sévices sont communs à toutes les victimes, d’autres diffèrent : ils sont personnalisés. Cela ressemble fortement à une vengeance. Quel est le lien qui relie les victimes ?

Pour mener ses investigations, Franck va découvrir un domaine qu’il ne maîtrise pas : celui des GAFAM. Cet acronyme désigne les géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. C’est un milieu que Maxime Girardeau connaît très bien, car il a travaillé pendant douze ans dans le domaine du marketing digital, dans une de ces sociétés. Il dépeint ce monde de l’intérieur. Avec beaucoup de cynisme, il décrit la manipulation qui s’exerce sur nous, sans que nous nous en rendions compte. Il montre également que les personnes qui y travaillent sont souvent déconnectées du quotidien, mais connectées, en permanence, au numérique. Il ajoute également des notions de marketing et de psychologie et la toile se tisse autour de notre cerveau embrumé.

Les agressions sont horribles. Au-delà de la description des tortures, ce qui était le plus dur pour moi, était de me représenter les conséquences, la vie qui attendait les victimes, enfermées en elles-mêmes. J’ai frémi d’angoisse et je ressens encore les affres de ces visions. Brrr ! Sur chaque scène de crime, un masque est retrouvé. Dit ainsi, cela n’a l’air de rien, mais je peux vous certifier que quand vous aurez lu Persona, cette image va vous glacer.

Trois voix s’entrecroisent : celle de Franck, à qui je me suis beaucoup attachée. Il m’a émue par ses réactions, sa ténacité et en raison de l’impact émotionnel que ces crimes ont sur lui. J’ai aussi été très touchée par sa relation avec sa maman. Il est humain et éprouve de l’empathie. Le deuxième narrateur est Edga. Cette jeune femme a un poste à responsabilité au sein de Google France et elle apporte ses connaissances à la police. Elle montre une candeur et une naïveté. Franck peut-il lui faire confiance ? Le troisième personnage à narrer l’histoire est Kahl Doe, un publicitaire avec une personnalité à tendance sadique. Au départ, je me suis émue de son passé, mais j’ai vite été rattrapée par son caractère détestable.

Conclusion

Il est difficile d’imaginer que ce thriller est un premier roman. Il est terrible. J’avais commencé, à écrire ma chronique, hier soir. Cette nuit, j’ai été réveillée par un cauchemar. Je me souviens juste que c’était écrit Persona, partout autour de moi, que j’étais dans les Catacombes de Paris (c’est un renvoi à certaines scènes du livre) et mon rêve parlait aussi de coronavirus. J’en déduis que mon esprit a été perturbé par deux sujets, hier.

Persona me hante depuis que je l’ai lu. Je suis impressionnée par la maîtrise de l’auteur, il m’a retourné complètement le cerveau. J’ai été baladée et je n’ai pas su résoudre l’intrigue. Une fois commencé Persona, vous allez oublier ce qui se passe autour de vous, vous ne pourrez pas le lâcher, il vous faudra lever la brume qui vous entourera.

Gros coup de cœur pour ce thriller explosif.

Je remercie sincèrement Florian des Éditions Mazarine pour ce service presse.

5 commentaires

    1. Coucou ma complice,

      Ce n’est pas le bon moment pour toi de le lire. Mais le jour où tu le feras, tu vas l’adorer. J’avais envie de dire que c’était une bombe livresque.😉

      Je pense très fort à toi et je t’embrasse.😘

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  1. Bonsoir’
    Quelle belle chronique.
    Perso…. Persona ? Après lecture, le livre me trotte dans la tête aussi et j’ai lu depuis lors un livre sur un secret de famille, livre pour faire transition. Faire un cauchemar après un livre ça c’est pas drôle du tout. J’y pêne à ce bouquin pour mettre mon avis dans mon bloc notes. Un auteur excellent. J’attends son deuxième avec impatience et me demande au-delà de quoi il va pouvoir nous surprendre ? Celui-ci est tellement fort. La fin demande une suite pour le contexte surprenant. Bonne soirée 😘🙏 pour teremettre

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