La machine à brouillard, Tito Desforges

La machine à brouillard

Tito Desforges

Éditions Taurnada

Quatrième de couverture

Mac Murphy est un soldat d’élite. Mac Murphy est fort. Mac Murphy est dur. Mac Murphy est fou. Mac Murphy trimbale dans sa tête une épouvantable machine à brouillard qui engloutit ses souvenirs, sa raison et l’essentiel de son âme, morceau après morceau.

Quand les habitants de Grosvenore-Mine, ce village perdu dans les profondeurs de l’Australie, se hasardent à enlever la fille de Mac Murphy, ils ne savent pas à quel point c’est une mauvaise idée.

Une époustouflante plongée dans l’amour d’un père pour sa fille et dans les tréfonds de la démence d’un homme. Inlâchable. Attention : cauchemar.

Mon avis

Pourquoi Mac Murphy est-il enfermé dans un centre secret défense alors que sa fille a été enlevée ? La priorité, n’est-elle pas de la retrouver ? Le problème est que le patient est dans un brouillard, sa mémoire n’est pas fiable, il ne sait plus. Les entretiens avec le docteur Zimmers l’aideront peut-être à se confronter à ses souvenirs. Mais vite, où est Louise ?

Au départ, la manière de s’exprimer de Mac Murphy est déstabilisante. C’est normal, une maladie lui fait perdre ses mots, ses repères et provoque une amnésie. Je ne sais plus si je vous l’ai dit, mais son cerveau est dans un brouillard et Mac Murphy… Murphy Mac a sa perdu fille. Comment s’appelle-t-elle déjà ?

Notre homme et son enfant ont fait une halte à Grosvenore-Mine, un petit village australien. Le temps d’aller aux toilettes et Louise s’est évaporée. Son père se transforme, alors, en machine à tuer tuer tuer. Mornal non normal, me direz-vous, si l’on touche à la chair de notre chair, il faut la sauver. Mais l’esprit de Mac Murphy se met, parfois, en pause, il ne se souvient plus de ce qui l’a entraîné à tel endroit.

Le docteur Zimmers et son assistant aident Mac Murphy à se remémorer l’enchaînement des faits. A moins qu’ils complotent contre lui ? Les expériences et les entretiens sont enregistrés et retranscrits à notre intention. 

Mon intérêt pour ce suspense n’a pas été linéaire. Au début, j’ai été très perturbée par l’élocution du héros. Il inverse des syllabes, des mots et des lettres. Il relate un évènement puis se coupe, il ne sait plus, il répète les mots. Une fois que j’ai été habituée, j’ai trouvé que ses troubles du langage étaient une manière judicieuse et géniale de partager le brouillard et la confusion qui l’habitent. J’ai beaucoup aimé les entretiens avec les médecins : ils font ressentir le malaise, la tension et le contexte trouble. Quant aux scènes concernant l’enlèvement de la fille de Mac Murphy et ses conséquences, mon avis était en dents de scie. J’ai pensé qu’elles plairont à ceux qui aiment quand ça cogne, moi, je me perdais, parfois. Mais je dois dire que l’écriture donne envie de poursuivre, c’est très rythmé et j’étais dans un flou que je voulais percer. Enfin, j’ai deviné la direction de l’intrigue, mais pas dans son ensemble, ni précisément. J’avais une intuition. De ce fait, j’ai été très surprise et j’ai trouvé le dénouement formidable. Cependant, je pense qu’un lecteur qui possède plus de références que moi, dans certains domaines, découvrira des clés de l’énigme plus facilement, que je ne l’ai fait, et s’en amusera certainement. Quant à la conclusion, elle m’a touchée.

La rédaction de ma chronique a été aussi troublée que la lecture de La machine à brouillard. C’est un thriller qui ne laisse pas indifférent et qui est déstabilisant.

Je remercie sincèrement Joël des Éditions Taurnada pour ce service presse.

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