Le Pont des derniers soupirs, Pierre Petit

Le Pont des derniers soupirs

Pierre Petit

Éditions Presses de la Cité

Terres de France

Quatrième de couverture

Par une nuit de tempête de neige, dans un village de Haute-Loire, une douzaine de personnes se mettent à l’abri dans le seul café ouvert. Là, le passé, qu’il soit sulfureux ou romantique, se convoque. C’est un huis-clos sous tension qui attend ces naufragés…

Il était bien tranquille, Jean-Baptiste Quillet, dans son café du Pont, en ce dimanche d’hiver, à écouter les élucubrations de Kiki, le boulanger, souvent son unique client du jour. Pierpont n’est qu’un village de passage, on le traverse, on n’y reste pas… Rien donc ne serait venu troubler le calme dominical sans la violente tempête de neige qui, en quelques heures, bouche tous les accès à ce village de Haute-Loire. Comme assiégé, le café du Pont devient le refuge d’une cohorte bigarrée de naufragés de la route. On se réchauffe, on se réconforte, on joue une partie de belote… Tout bascule avec l’arrivée d’Hélène, vingt ans, porteuse d’une lettre dont le contenu fait écho à un sombre épisode qui a secoué le pays. 

Dès lors, dans le paisible village de Pierpont, plus rien ne sera comme avant…

Mon avis

Alors qu’une violente tempête de neige se déclare, brusquement, à Pierpont, des congères se créent et toutes les routes sont fermées. Ingénieusement, Jean-Baptiste Quillet, qui tient le café du village, boucle la rue, avec des voitures en travers, et offre l’hospitalité aux voyageurs de passage.

Au début du livre, le cafetier nous présente les personnages, au fur et à mesure de leur arrivée. On se laisse porter par ses souvenirs, c’est doux et paisible, jusqu’à ce que Hélène entre dans l’établissement, avec une lettre du passé. Brusquement, l’atmosphère se modifie. De tranquille, elle devient lourde et dramatique, puis c’est la crainte qui prend la suite, car le danger rôde.

Les révélations, que le courrier contient, sont une bombe à retardement. Certains savaient, mais ont eu peur de parler, d’autres sont concernés et ne veulent pas être rattrapés par leurs actes, et pour quelques-uns, c’est le combat de leur vie. Quant à Jean-Baptiste, après un moment de sidération, il se montre courageux et prend des initiatives valeureuses.

Une grande partie du récit est un huis clos. Cela crée un climat, à la fois, inquiétant et intimiste. Les portraits sont poussés, jusque dans les petites anecdotes, créant une proximité avec les personnages qui nous ressemblent. Parfois, c’est l’ambiance de café de village qui l’emporte, parfois, c’est la tension. Il y a des gestes qui touchent et des intentions qui effraient. Il y a aussi beaucoup d’humour. Cependant, le danger rôde toujours… Faut-il affronter la neige, le froid et ceux qui veulent que leurs méfaits restent enterrés ? Ne rien dire et se barricader ? Chaque décision a son revers et ses risques…

Le Pont des derniers soupirs est un mélange de secrets, de drames, d’actes abjects et criminels, d’actions courageuses, de scènes quotidiennes et d’aventures. Qui sortira gagnants ? Les justiciers ou les personnes condamnables qui ont, jusqu’à maintenant, agi en toute impunité ?

Méfiez-vous des apparences : sous des allures de tranches de vie, ce roman est un suspense en huis clos. Je l’ai adoré.

Je remercie sincèrement Clarisse des Éditions Presses de la Cité pour ce service presse.

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