L’art du meurtre, Chrystel Duchamp

L’art du meurtre

Chrystel Duchamp

Éditions de l’Archipel

Quatrième de couverture

Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Il a été torturé, mutilé, puis assis à une table dressée pour un banquet. Un crime de toute beauté !

Dépêchée sur place, l’équipe de la PJ découvre que l’homme – un collectionneur – fréquentait les clubs sadomasochistes de la capitale. Et que, malgré sa fortune, il était à court de liquidités.

Quand le corps d’un autre amateur d’art – dont la mort a été soigneusement mise en scène – est retrouvé, le doute n’est pas permis : un tueur en série est à l’œuvre.

Pour le lieutenant Audrey Durand, cette enquête dans le monde de l’art contemporain sera-t-elle l’occasion de faire taire ses démons, ou se transformera-t-elle en une plongée hypnotique aux confins de la folie ?

Mon avis

Le corps d’un homme est découvert, dans son appartement. Il est attablé, nu, à une table dressée pour dix personnes, une corbeille de fruits pourris sur la table, etc. Le tueur semble avoir créé un tableau du meurtre. Le lieutenant, Audrey, enquête avec sa chef, Patricia. Les deux femmes, qui sont également amies, découvrent que la victime fréquentait les milieux SM et était connue pour sa violence. Collectionneur d’art, il n’avait plus de liquidités.

Un autre corps est retrouvé chez un autre passionné d’art. La mise en scène est, là aussi, parfaite. La passion et la formation initiale d’Audrey sont l’art. Elle comprend qu’un tueur en série sévit et que des courants artistiques sont reproduits. Cependant, Patricia, sa supérieure ne veut pas suivre cette piste.

Je ne suis absolument pas amatrice d’art. Je suis comme les enfants à qui Audrey fait visiter des musées, en plus de son travail de policière. Pour moi, un point noir sur une toile n’est qu’un point noir. Pourtant, j’ai été emportée par la passion de l’auteure pour les différents courants et très intéressée par les explications qu’elle en donne. J’ai été glacée par certaines « performances » que des artistes réalisent au nom de l’art. Chrystel Duchamp décrit très bien les dérives qui peuvent exister et elle a réussi à capter mon attention.

Audrey a un mode de vie sur le fil, suite à une grande déception amoureuse. Elle cumule les conduites à risques, mais elle est surtout très tenace. Elle enquête jusqu’à l’épuisement. Comme nous sommes dans ses pensées, cela crée un lien avec elle. J’ai eu plusieurs fois envie de lui dire d’être plus prudente.

Dans L’art du meurtre, il y a des clichés et cela donne un charme particulier. Cela peut paraître surprenant ce que j’écris, mais c’est parce que j’ai ressenti que c’est une volonté de l’auteure, comme le montre cette citation : « S’il devait participer aux Jeux olympiques du cliché, cet homme remporterait la médaille d’or haut la main. »(p.81) Et de ce fait, certains passages m’ont fait sourire.

Au sujet de l’intrigue, la résolution de l’enquête m’a mise K.O. Je ne l’ai pas venue venir. Les réponses se trouvent dans le passé des victimes (les deux que j’ai évoquées et les suivantes), qui paraît nébuleux et sombre, même si rien ne paraît de relier les décès entre eux. Jusqu’au bout, je n’avais pas deviné les motivations du tueur.

Conclusion

J’ai dévoré L’art du meurtre. Les chapitres se sont enchaînés sans que jamais, je ne réussisse à présager de l’issue. Le mobile est très original, les mises en scène des meurtres sont terribles et le coupable a prévu la suite des événements. Est-ce au nom de l’art ou l’art, appuie-t-il la folie ?

Je remercie sincèrement Mylène des Éditions de l’Archipel pour ce service presse.

5 commentaires

      1. Effectivement, il y avait de quoi se perdre. C’était pour moi mes débuts dans ce type de lecture. J’ai lu sans trop retenir le superflu à mes yeux. Je pense après ces années à lire cette littérature, je pourrais porter un œil nouveau et en avoir une meilleure perception. Ou alors, je tombe dans les méandres littéraires de ce livre 😉

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      2. Je pense aussi que je ne le lirais pas de la même manière, si je le relisais. Car depuis, j’invite lu beaucoup de polars, alors que comme toi, j’avais découvert Les visages quand je commençais à lire ce genre.

        Bonne journée.

        Aimé par 1 personne

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