La fille de Fresselines, Alain Lebrun

La fille de Fresselines

Alain Lebrun

Éditions Marivole

Quatrième de couverture

Dans un village perdu au pied d’une colline, une carrière d’extraction de bauxite a fermé ses portes en raison des nombreux éboulements qui s’y produisaient. Un certain Emile Delagarde fait naître une légende selon laquelle ces méfaits seraient dus à la présence sur les lieux d’une duchesse vieille de 300 ans. La population a d’ailleurs aperçu la créature à diverses reprises ! Delagarde organise alors une battue qui va mettre fin à son existence. L’homme est en fait commandité par la société qui détient la carrière et va ainsi pouvoir reprendre son exploitation. La créature ayant été vue est Hélène de La Frênaie ; elle a fui sa famille afin d’échapper au couvent. Grâce à un berger, elle est sauvée du complot ; elle va ensuite se lier d’amour avec lui. L’enfant née de cette idylle dans le plus grand secret devient très vite orpheline. Elevée par sa tante à Fresselines, elle possède dans ses gênes la rage de sortir de la misère dans laquelle elle vit et, aux prix de manigances va retrouver une place honorable dans la famille de sa mère.

Ma présentation

Le livre commence par une chasse aux sorcières, à la fin du XVIIIe siècle. Un homme a fabriqué une légende et a mobilisé la population autour de lui. Il veut redonner confiance aux habitants qui pensent que la carrière d’exploitation de bauxite est dangereuse. Il dit qu’une duchesse, âgée de trois cents ans, est responsable des éboulements. Son stratagème fonctionne, car une femme a été aperçue plusieurs fois.

Celle qui habite les lieux est une jeune fille, Hélène de la Frênaie. Elle a fui le domaine de son enfance parce qu’elle ne voulait pas se plier à la tradition familiale voulant que les filles entrent au couvent. Faustin, un berger, lui sauve la vie et ils vivent une histoire d’amour cachée. Une enfant née de cette union. Très tôt orpheline, Isaure est confiée à sa tante paternelle, sans connaître l’identité de sa mère.

Mon avis

L’histoire d’amour entre le berger et la jeune fille riche est émouvante. Faustin est d’une grande délicatesse et est très touchant. Isaure a un caractère détestable, mais pour cela, elle m’a beaucoup amusée. Elle est persuadée qu’elle mérite mieux que la vie qu’elle mène. Elle est prête à toutes les combines pour faire partie de la Haute-Société, elle est très ambitieuse. Elle ne connaît pas ses origines, mais est persuadée de venir d’une famille aisée. Très maligne et manipulatrice, elle est déterminée à obtenir justice.

L’auteur dépeint la vie dans les campagnes, au début du XXe siècle. Il relate les ouvriers creusois qui allaient à Paris pour travailler sur des chantiers, pendant plusieurs mois, le début de l’industrialisation et les premières grognes sociales. Il évoque également l’impact de la Première Guerre sur les villageois. J’ai beaucoup aimé cette immersion auprès des habitants.

Le langage est différent, selon la classe sociale, ainsi que les préoccupations ou les manières de se distraire. Isaure est le lien entre les deux milieux. Le style passe du style soutenu à l’usage du patois, selon les personnages.

J’ai adoré La fille de Fresselines. Ce roman de terroir historique m’a amusée et touchée.

Je remercie sincèrement Christophe des Éditions Marivole pour ce service presse.

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