Un souffle d’indépendance, Alain Leblanc

Un souffle d’indépendance

Alain Leblanc

Éditions French Pulp

Quatrième de couverture

La liberté de la femme : le combat d’aujourd’hui. 

Partagée entre dépendance amoureuse et besoin de liberté, Marianne est en quête d’un difficile équilibre. Rebelle et volontaire, engagée dans les grands combats pour le droit à l’avortement et le refus de la banalisation du viol, elle incarne, de l’indépendance algérienne à mai 68, des années Peace and love aux années sida et jusqu’à la décennie 2000 avec la lutte contre l’excision, la fin de la société patriarcale et l’irrésistible ascension d’une génération de femmes bien décidées à ne plus subir leur sort avec fatalisme. Un souffle d’indépendance peint les convulsions d’une société française en pleine mutation et salue la conquête de la femme moderne de la seconde moitié du XXe siècle.

Mon avis

Les Conquérantes est une trilogie qui va de 1890 jusqu’à nos jours. Le premier tome relatait la vie de Clémence de 1890 à 1930 (ma chronique est ici), le deuxième, celle de sa fille, Noémie, de 1930 à 1960 (ma chronique est ici) et celui-ci, celle de Marianne, la fille de Noémie, de 1960 à nos jours. Il est possible de lire les tomes indépendamment. En effet, l’histoire n’est pas centrée sur la même génération et au début du livre, Alain Leblanc fait un rappel de tous les faits importants. Cependant, cette saga est tellement passionnante que je conseille de la lire dans son intégralité.

Marianne a eu la chance d’avoir une éducation libre. Contrairement à sa mère et à sa grand-mère, personne ne l’a obligée à se marier, elle a pu faire les études qu’elle voulait. Elle a choisi d’être avocate afin de se battre pour les droits des femmes. 

Comme dans les autres tomes, le récit est chronologique, ce qui permet de comprendre et ressentir l’évolution de la société et des personnages. Une fois encore, cette moitié de siècle est riche d’événements marquants. Le livre commence lors de la guerre d’Algérie, puis les révoltes étudiantes de mai 68, auxquelles participent les protagonistes, ensuite la guerre du Vietnam, celle du Koweït, etc. Au niveau sociétal, Marianne est de tous les combats : légalisation de l’avortement, pilule contraceptive, criminalisation du viol, lutte contre l’excision, égalité entre les hommes et les femmes, etc. Ce qui est formidable, c’est que des personnalités réelles font parties intégrantes de l’histoire. Marianne se bat aux côtés de Gisèle Halimi et de Simone Veil pour ne citer qu’elles. Ce qui est le plus effarant, c’est que de nombreux combats menés par ces femmes sont toujours d’actualité : les viols sont toujours correctionnalisés, des filles sont toujours excisées, les femmes sont toujours minoritaires dans les postes à responsabilités, etc.

Les hommes ont aussi évolué. Certains ont un rôle important dans l’évolution des droits des femmes. Dans ce tome, les personnages masculins ont pris de l’épaisseur et ils sont moins nombreux à être détestables. Il y a des hommes bons, sensibilisés à la cause féminine et qui prennent des risques pour elle.

Cet opus retrace également le contexte politique. Les présidents qui se sont succédé et leurs actions tiennent une place importante dans le récit, car Marianne est très engagée. Tous les événements m’ont fait me souvenir des journaux télévisés que j’ai vus enfant. Le décryptage d’Alain Leblanc m’a permis de revenir sur ces faits, avec une maturité d’adulte.

Je me suis attachée fortement à cette famille que j’ai suivie pendant les trois tomes de cette saga. J’ai aimé ces femmes qui se sont battues pour nos droits. Marianne est l’exemple parfait de ce qu’elles ont réussi. Elle n’a pas été opprimée comme sa mère et sa grand-mère, mais s’est battue pour celles qui l’ont été pour faire évoluer les lois. Sans ces femmes qui nous ont précédées, notre vie ne serait pas la même. Cependant, ce livre montre que le chemin est encore très long. Les combats de Gisèle Halimi et Simone Veil sont malheureusement toujours à mener.

Conclusion

C’est avec tristesse que j’ai refermé Un souffle d’indépendance puisque la saga est maintenant terminée. Les Conquérantes est une magnifique fresque historique qui retrace un siècle d’évolution sociétale, sociologique et politique. Comment après l’avoir lue ne pas penser à nos aïeules qui se sont battues pour notre liberté et notre émancipation ? Comment ne pas désirer que la place de la femme évolue partout dans le monde ?

La saga complète est un énorme coup de cœur pour moi.

Mes chroniques sur les tomes précédents

Les Conquérantes – Tome 1 : Les chaînes 1890 – 1930, Alain Leblanc

Les Conquérantes – Tome 2 : La Résistance (1930-1960), Alain Leblanc

Je remercie sincèrement NetGalleyFrance et les Éditions FrenchPulp pour ce service presse.

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